Inovarea în școală nu este doar despre adăugarea de tehnologie în sălile de clasă, ci și despre transformarea mentalității și a modului în care profesorii, elevii, părinții și alți parteneri educaționali privesc procesul educațional. Beneficiile inovării în școală sunt numeroase și transformative, pregătind elevii pentru provocările și oportunitățile secolului 21. Prin adoptarea inovării, școala devine un spațiu în care se cultivă creativitatea, gândirea critică, comunicarea, cooperarea, adaptabilitatea și pasiunea pentru învățare continuă.
La crise de la culture scolaire et les paradigmes postmodernes dans l’éducation et la formation professionnelle
Le rapport au temps conditionne bien l’enseignement. Plus un système d’enseignement est complexe plus il devient incertain et les enseignants ont alors à s’habituer à l’incertain et à former leurs élèves à l’incertitude. Cette marge d’incertitude liée aux réformes du système scolaire et au programme avec tout ce que cela entraîne de choix et de responsabilités est difficile à vivre.
Programme /vs/ Stratégie :
Nous présentons ci-dessous les explications que donne Edgar Morin [1] à ces deux concepts dans son livre Introduction à la pensée complexe. [2]
„Le mot stratégie s’oppose à celui de programme. Pour les séquences qui se situent dans un environnement stable, il convient d’utiliser des programmes. Le programme n’oblige pas à être vigilant. Il n’oblige pas à innover. […] „Il faut abandonner les programmes, il faut inventer des stratégies pour sortir de la crise. Il faut souvent abandonner les solutions qui remédiaient aux anciennes crises et élaborer des solutions nouvelles.”
Le programme :
„Un programme, c’est une séquence d’actions prédéterminées qui doit fonctionner dans des circonstances qui en permettent l’accomplissement. Si les circonstances extérieures ne sont pas favorables, le programme s’arrête ou échoue.”
La stratégie :
„L’action est stratégie. Le mot stratégie ne désigne pas un programme prédéterminé qu’il suffit d’appliquer […]. La stratégie permet, à partir d’une décision initiale, d’envisager un certain nombre de scénarios pour l’action, scénarios qui pourront être modifiés selon les informations qui vont arriver en cours d’actions et selon les aléas qui vont survenir et perturber l’action.
La stratégie lutte contre le hasard et cherche l’information. […]. De plus, la stratégie ne se borne pas à lutter contre le hasard, elle essaie aussi de l’utiliser. […]. Le hasard n’est pas seulement le facteur négatif à réduire dans le domaine de la stratégie. C’est aussi la chance à saisir.”
Les réformes du système scolaire
Quant à la crise de l’enseignement, nous présentons l’avis de Jean-Didier Vincent [3] sur les programmes scolaires :
„L’enseignement reste trop figé et ne réussit pas à faire passer le plaisir de la découverte scientifique. Pour cela, il faudrait changer les programmes… Mais je doute des moyens réels du CNP pour parvenir à faire évoluer les programmes. Ceux-ci sont produits par des experts qui gèrent leur discipline comme des bijoux de famille. Le poids des lobbies disciplinaires est considérable. Vous avez l’inspection générale que je compare à une énorme cité avec une multitude de châteaux en son sein pour chaque discipline. Vous avez les agrégés, les associations de professeurs, les syndicats qui veulent tous mettre leur nez dans les programmes. Vous avez enfin la direction des enseignements scolaires dont les pouvoirs sont souvent méconnus. Au milieu de toutes ces féodalités, le CNP n’est pas grand chose. La volonté que nous avions de promouvoir une approche transdisciplinaire, de rendre les programmes plus attractifs, plus lisibles, ne suffit pas: on finit toujours par se heurter à la résistance des disciplines, et je m’en désole.” (Jean-Didier Vincent, Le Monde, 20 mars 2004)
Selon Jean Piaget, la connaissance est adaptation. Si s’adapter c’est rencontrer le nouveau, alors l’un des actes principaux de médiation de l’enseignant c’est d’aménager cette rencontre des élèves avec le nouveau. La question du rapport au savoir ne peut pas être bien analysée si la question de la valeur opératoire de ce savoir n’est pas posée. Les savoir-faire sociaux et la maîtrise du langage doivent trouver leur fonctionnalité en situation. La forme verbale et discursive de la connaissance n’est pas suffisante. C’est donc à la lumière de la pédagogie du projet et de la didactique des situations qu’il faut aborder le rapport au savoir, qui est effectivement au centre du rapport à l’école, du rapport à la formation et à l’apprentissage.
L’école ne fait pas qu’instruire, elle éduque aussi. À l’école, quand une situation est aménagée par l’enseignant dans un but d’apprentissage relativement délimité (par exemple une petite enquête sur la visite d’un musée ou sur l’histoire locale), les élèves apprennent aussi des choses dans le domaine de l’interaction langagière et sociale, et dans le domaine de la production écrite. Dans le processus d’appropriation et de maîtrise des connaissances, les savoir-faire ont une importance essentielle. L’accent mis sur les compétences aujourd’hui, dans les entreprises et dans le système d’éducation et de formation, signifie que la forme opératoire de la connaissance, celle qui est mise en oeuvre en situation de travail, en situation de résolution de problème, ou face à un événement imprévu, est le critère véritable de la connaissance.
Les paradigmes postmodernes dans l’éducation et la formation professionelle
Le paradigme sociodidactique
La sociodidactique [4] est un concept nouveau, de référence dans l’éducation contemporaine, qui démontre que dans l’éducation de nos jours les facteurs externes au système d’enseignement ont changé et exige de nouvelles approches des contenus de l’apprentissage, aussi bien au niveau des acteurs et des didactiques utilisées. Parmi les changements sociaux qui exigent un nouveau paradigme de l’éducation sociale, on distingue:
- Le multiculturalisme de nos sociétésen tant que réponse à l’homogénité sociale. La migration a modifié la cohésion sociale interne et réclame de nouvelles approches de l’altérité, de la différence et de l’egalité des chances, des droits de l’homme;
- L’intégration des pays dans de nouvelles structures économiques, militaires etc. entraîne des modifications du réferentiel et la tendance de changement de l’identité par la standardisation (les effets de la globalisation, le Processus de Bologne etc.)
- La transformation du système socio-politique des anciens pays communistes a favorisé l’apparition d’une société – comme moyen de développement de l’autonomie et de la liberté de l’initiative – dans lequel l’Etat ne detient plus le monopole de l’instruction scolaire à cause des alternatives privées d’enseignement et des formations des enseignants. Le passage à l’économie de marché a généré l’apparition d’une diversité de métiers, entraînant même un marché des diplômes scolaires.
- Le monde dans lequel nous vivons a changé et il faut connaître autrement pour comprendre et expliquer les faits, les phénomènes et les processus sociaux, les mécanismes de développement et de changement social etc. Les préoccupations des organismes internationaux (Conseil de l’Europe, UNESCO etc.) s’intéressent plutôt aux objectifs, aux contenus et aux finalités des programmes d’éducation sociales et moins à la méthodologie, aux didactiques sociales entraînées dans ce processus complex. Les objectifs cibles dans l’éducation restent abstraits s’ils ne sont pas soutenus par des programmes et des réformes. Le Parlement Européen parle de la nécessité du maintien des valeurs humanistes, l’apprentissage des disciplines humanistes et des langues classiques comme base de la culture européenne dans un monde menacé par la technologie et le pragmatisme. Ce contrebalancement, comme la réplique à la technologisation excessive peut devenir un „supermarché” de contenus, attitudes et comportements prosociaux qui forment la citoyenneté active et responsable pour la valorification du patrimoine culturel européen, la conservation de l’environnement, la défense et le respect des droits de l’homme, la lutte contre le racisme et la discrimination, la valorification des différences dans les conditions des sociétés interculturelles.
La sociodidactique est un nouveau paradigme de l’éducation sociale dans la société de la connaissance, afin que l’éducation soit plutôt une affirmation du pouvoir („empowerment”) qu’une doctrine. C’est pour cela que la sociodidactique est nécessaire afin d’offrir les instruments nécessaires pour ces nouveaux contenus didactiques.
Le paradigme humaniste
Inspirée de la psychologie humaniste (Carl Rogers et Abraham Maslow), l’approche centrée sur les besoins de l’élève représente une dimension importante de la pédagogie postmoderne. Dans son ouvrage Freedom to Learn, Carl Rogersprésente les trois conditions nécessaires pour un apprentisage efficace: la relation empathique, la considération positive inconditionnelle et la congruence. Ces qualités font que tout en étant centré sur les besoins de l’élève, l’enseignant-médiateur est en même temps centré sur lui-même. Il y a ainsi une correspondance entre les deux visions et une harmonie entre les deux personnes. Finalement, l’enseignant est davantage passionnant par sa façon d’être que par ce qu’il dit. L’élève est par là invité à adopter une attitude analogue d’authenticité, de congruence et de transparence. L’enseignant s’implique personnellement dans la relation pédagogique et se permet d’exprimer ses opinions, émotions et sentiments dans la mesure où ceux-ci sont favorables à l’expression et la croissance de l’élève. Parallèlement, celui-ci grandit dans sa prise de conscience de qui il est.
L’écoute non directive de l’enseignant est proche de „l’ici et maintenant” de la Gestalt (psychologie de la forme) et de la médiation dans la mesure où elle porte son attention sur le processus en cours maintenant sans retour systématique vers le passé. Si l’enseignant veut authentiquement prêter attention au vécu immédiat de l’élève, assez paradoxalement, il sera amené à porter son attention sur lui-même, son vécu et sa propre personne et cela, en relation avec l’autre.
Dans son livre Psychothérapie. Méthodes et techniques [5], le docteur André Moreau démontre que tout ce qu’on a découvert sur l’efficacité de la thérapie, les canaux et la qualité de la communication se passe égalementdans plusieurs domaines d’activité, y compris dans l’enseignementoù l’enseignant peut être assimilé au thérapeute et l’élève au client dans leurs qualités respectives pour que passe la communication et s’établisse la relation. La matière à enseigner peut être assimilée à la méthode thérapeutique. L’élève „placebo positif” ou accordeur progresse d’autant plus vite que l’enseignant est accordeur, „placebo positif”, convaincu et convainquant, passionné et donc passionnant. La personnalité du professeur, sa façon de voir la discipline qu’il enseigne, sa facilité d’induire aux élèves le désir de s’identifier à lui, la relation qu’il établit, la dimension et l’envergure qu’il donne à la matière enseignée contribuent à la réussite de l’apprentissage. Le professeur centré étroitement sur son cours, transmet peu sa compétence.
Une relation est vivante quand chacun, l’élève comme l’enseignant, ose demander, donner, recevoir et refuser. La relation créatrice partant de la droite du tableau ci-dessous implique que chacun peut s’affirmer en respectant les points de vue de l’autre.

Le paradigme de la complexité
Edgar Morin nous propose une pensée qui relève les défis de la complexité afin de mieux comprendre notre personne, notre humanité, notre monde. Ce paradigme comporte un principe dialogique et translogique et porte en lui le principe de l’Unitax multiplex, ce qui fait que la complexité est antagoniste et complémentaire à la fois, c’est pourquoi elle échappe et à la perspective holistique et à celle réductionniste. La clarté, l’ordre, le déterminisme ne sont pas refusés, mais ils sont insuffisants. „La complexité n’est pas une recette, mais un appel à la civilisation des idées” (Edgar Morin, Op. cit, 2005, p.157), car il n’est pas possible de programmer la découverte, la connaissance, ni l’action.
„La complexité nécessite une stratégie. Certes, des segments programmés pour des séquences où n’intervient pas l’aléatoire sont utiles ou nécessaires. En situation normale le pilotage automatique est possible, mais la stratégie s’impose dès que survient l’inattendu ou l’incertain, c’est-à-dire dès qu’apparaît un problème important. […]
La complexité se situe à un point de départ pour une action plus riche, moins mutilante. Je crois profondément que moins une pensée sera mutilante, moins elle mutilera les humains. Il faut se rappeler les ravages que les visions simplifiantes ont faits, pas seulement dans le monde intellectuel, mais dans la vie. Bien des souffrances que subissent des millions d’êtres résultent des effets de la pensée parcellaire et unidimensionnelle.” (Edgar Morin, Op. cit, 2005, p.110 – 111)
L’interdisciplinarité et la transdisciplinarité présente le risque d’être non-disciplinaires s’il n’y avait le paradigme de la médiation.
Le paradigme de la médiation
La médiation est un paradigme universel. Si toute action de médiation n’est pas une action didactique et tout médiateur n’est pas un enseignant, il semble bien que toute relation pédagogique doive inclure des actions de médiation, et qu’un enseignant ait nécessairement à jouer un rôle de médiateur. La fonction d’aide à l’apprentissage ne peut se résumer à une activité de remédiation pédagogique qui est une remise à niveau des élèves ayant des difficultés et des troubles d’apprentissages. L’apprenant peut et doit progressivement avoir accès à la formation et l’information, sans la médiation de l’enseignant.
Qu’on l’envisage sous son aspect d’intermédiaire entre l’apprenant et le savoir pour l’aider à résoudre ses conflits cognitifs, ou sous son aspect d’étayage aux côtés de l’apprenant pour le soutenir en attendant qu’il puisse voler de ses propres ailes, la médiation pose toujours problème. Bien que, dans la métaphore de l’étayage, le maître ne prenne plus position entre le savoir et l’élève, mais aux côtés de ce dernier pour le soutenir, le confort de ce soutien provisoire peut inciter celui-ci à ne plus vouloir ou pouvoir s’en passer.
Cette contradiction de la fonction de médiation, nécessaire dans la relation pédagogique, mais condamnée à disparaître, est exprimée dans la définition donnée par Philippe Meirieu. La médiation est „à la fois ce qui réunit et ce qui sépare, ce qui associe et ce qui permet de se dégager”. Son rôle essentiel consiste à „relier, mais aussi à délier, en désignant à la fois ce qui, dans le rapport pédagogique, relie le sujet au savoir et sépare le sujet de la situation d’acquisition. Elle assure ainsi, contradictoirement mais indissolublement, la transmission du savoir et l’émancipation du sujet”.[6]
Les temporalités de la médiation
Les processus enseigner/apprendre proposé par Britt-Mari Barth [7] utilise le modèle socio-cognitif structuré en cinq étapes qui sont en interaction permanente :
Tâches préparatoire : rendre le savoir accessible
Première étape: choisir une forme appropriée pour définir le savoir à enseigner en fonction du transfert visé ;
Deuxième étape: exprimer le savoir dans des formes concrètes
Situation d’apprentissage : négocier le sens
Troisième étape: engager l’apprenant dans un processus d’élaboration du sens
Quatrième étape: guider le processus de co-construction de sens
Cinquième étape: préparer au transfert des connaissances et à la capacité d’abstraction par la métacognition.
Tout acte de médiation suppose :
- la préparation ;
- le choix de supports authentiques concrets ;
- l’établissement de l’intersubjectivité ;
- un aller-retour entre expérience et réflexion ;
- la modélisation des processus ;
- le dialogue cognitif ;
- l’auto-évaluation et l’auto-régulation.
La didactique ne s’oppose pas à la pédagogie, elle va simplement au-delà, par un souci plus grand d’analyse du contenu des activités mises en jeu dans l’apprentissage, notamment des opérations de pensée que ces activités impliquent. C’est pourquoi cette discipline s’appuie d’une part sur la psychologie du développement cognitif, et d’autre part sur l’épistémologie de chaque discipline, indispensable à l’analyse du contenu des connaissances.
Les temporalités de l’action
Un nouveau rôle de l’enseignant pourrait être celui de „médiateur du temps”, c’est-à-dire celui qui serait capable de provoquer „la rupture de l’instantanéité”, qui pourrait introduire le temps là où l’immédiat est prégnant. Poser un „silence” (une coupure) dans son discours est parfois très efficace. L’immédiat c’est ce qui est „sans médiation” et les élèves sont souvent dans l’immédiat. C’est ce qui est dans le réactionnel, c’est-à-dire dans l’émotion. C’est pourquoi, explique André de Peretti, pédagogue, homme politique, psychosociologue et écrivain français, il vaut mieux que l’enseignant fasse appel à la stratégie suivante :
- Poser une question à son groupe d’élèves en leur demandant d’y réfléchir au moins trois minutes avant de répondre.
- Récolter après les réponses, au besoin en interrogeant certains : „As-tu eu des idées?”
Cette coupure permet que ce ne soit pas toujours les mêmes qui répondent. Cela donne aussi une chance aux autres. Par la suite les élèves eux-mêmes se disent „on réfléchit” et arrivent à intégrer ce ralentissement qui permet la réflexion.
André de Peretti invite également les enseignants à lutter contre ce qu’il appelle „l’effet-Bunuel”. [8], c’est-à-dire contre le phénomène d’autosuggestion négative. Ainsi, les enseignants s’auto-enferment-ils dans une conception lourde et figée des programmes, une conception linéaire de leur activité d’enseignement, de leur relation aux élèves, au lieu de cultiver des souplesses circulaires, des façons de travailler et aussi des stratégies inventives, non répétitives
Le temps devient porteur de limites, l’enseignant étant continuellement invité à fixer des limites supportables pour lui, pour les élèves et leurs parents. Voici quelques-unes des questions que les enseignants se posent :
- Faut-il traiter le programme en fonction de l’intérêt de la classe (son niveau…)?
- Faut-il traiter le programme en fonction de l’examen?
- Faut-il traiter le programme en fonction d’une culture nécessaire à la vie?
- Faut-il traiter le programme en fonction d’une culture générale émancipatrice?
- Faut-il viser le court terme (le prochain devoir, le passage dans la classe supérieure), un programme comme contrainte de l’immédiat en quelque sorte;
- Faut-il viser le moyen terme (le bac, l’entrée dans le supérieur)
- Faut-il viser le long terme (la culture générale), un programme comme recherche du sens?
- Combien de temps passer sur telle partie du programme ?
- À quelle date rendre le devoir ?
- Dans combien de temps le devoir sera-t-il corrigé ?
- Quand la cloche ou la sonnerie sonne, comment réagir?
- Quel temps d’échange accorder à chaque élève ?
- Combien de temps accorder à chaque parent pour l’orientation de son enfant?
- Quand fixer la fin d’une réunion et comment la respecter ?
- Quand prendre le temps de se former ?
Autant de choix au travers desquels les enseignants naviguent au jour le jour tout au long de l’année, en cherchant à prendre un temps suffisant pour que l’élève construise ses connaissances, pour changer leurs pratiques sans tout bousculer, pour faire comprendre à un jeune et à ses parents qu’une orientation est préférable à une autre, pour se former même si cela leur paraît faire perdre du temps aux élèves et pour faire évoluer leurs attitudes à l’égard des élèves.
Sources de documentation, références et notes bibliografiques:
- Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine. „La Méthode ”(six volumes au total), son œuvre majeure, affronte la difficulté de penser la complexité du réel.
- Edgar Morin, „Introduction à la pensée complexe”, Editions du Seuil, 2005, p.119 – 122
- Neurobiologiste, membre de l’Académie des sciences, ancien président du Conseil National des Programmes (CNP).
- Carmen Bulzan, „Psihologie organizationala si managerială”, Editura Universitaria Craiova, 2008
- André Moreau, „Psihoterapie. Metode si tehnici”, editura Trei, Bucuresti, 2007, p. 75 – 76 (traduction du livre du français en roumain par prof. Virginia-Smărăndița Brăescu)
- Philippe Meirieu, „Le choix d’éduquer”, éditeur ESF, 1991, p.111 ; Du même auteur „Apprendre… oui, mais comment”, Paris, éditeur ESF
- Britt-Mari Barth, „Le savoir en construction”, Paris, Retz, 1993
- André de Peretti in Revue de la motivation, N°36, p.13. L’effet-Bunuel est une métaphore inspiré du film „L’ange exterminateur”, où le cinéaste montre des gens réunis dans un grand hôtel après une soirée à l’Opéra, se convainquant verbalement les uns et les autres que toutes les portes et fenêtres sont bloquées, qu’ils ne peuvent plus sortir de l’hôtel. Ils en sont tellement convaincus qu’aucun ne va vérifier si une seule porte ou une fenêtre peut encore s’ouvrir.
Article paru dans Le Bacău francophone No. 6/ 2023, ISSN 2668-0181, ISSN-L 2668-0181

Auteur: Virginia Brăescu, Professeur de FLE
L’identité professionnelle du professeur de FLE dans le contexte de la fête nationale en Roumanie

L’identité professionnelle du professeur de français dans le contexte de la fête nationale roumaine (le 1-er Décembre) peut être un thème intéressant à explorer, en soulignant les liens et l’implication personnelle de l’enseignant de FLE dans la célébration de l’identité nationale et, vu le cadre stratégique francophone 2023 – 2030, cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de la promotion de la langue française et de la diversité culturelle au sein de la Francophonie. Voici quelques pistes de réflexion et d’action:
1. Apprentissage et transmission de la langue et de la culture françaises :
Le Cadre Stratégique Francophone 2023-2030 encourage une approche inclusive de la francophonie, mettant en avant la diversité des cultures francophones. L’enseignant de français en Roumanie, en tant que citoyen roumain, peut intégrer sa double identité de manière organique dans l’enseignement. Cela peut se refléter dans la sélection du contenu en mettant l’accent sur les aspects culturels communs entre la France et la Roumanie. Par exemple, l’utilisation d’œuvres littéraires, de films ou de chansons qui explorent les liens historiques ou artistiques entre les deux pays. Les interactions avec les élèves peuvent également inclure des discussions sur les similitudes et les différences culturelles, favorisant ainsi une compréhension plus profonde de la diversité.
2. Contribution à l’éducation multiculturelle :
Le Cadre Stratégique Francophone encourage la coopération entre les États membres pour promouvoir la diversité culturelle. L’enseignant de français peut jouer un rôle clé dans la promotion du dialogue interculturel. Il peut encourager les élèves à partager leurs propres expériences culturelles roumaines, créant ainsi un échange culturel enrichissant. Des activités pédagogiques axées sur la célébration de la fête nationale roumaine peuvent être organisées, telles que des présentations sur les traditions, des discussions sur l’importance de cette célébration, ou même des projets collaboratifs avec des élèves francophones d’autres pays.
3. Activités pédagogiques spécifiques à la fête nationale :
L’enseignant peut intégrer la célébration de la fête nationale roumaine dans ses plans de cours en proposant des thèmes liés à l’histoire et à la culture roumaines. Cela peut inclure des leçons spéciales, des projets de recherche, des présentations orales sur des événements historiques marquants, ou des discussions sur l’impact de la fête nationale sur la société contemporaine. Ces activités permettent aux élèves de se connecter plus profondément avec leur identité nationale tout en améliorant leurs compétences en français.
4. Promotion des valeurs et traditions locales :
Le Cadre Stratégique Francophone valorise la préservation des identités locales au sein de la francophonie. L’enseignant de français peut aligner ses activités de promotion des valeurs et traditions locales avec les objectifs du cadre, en veillant à intégrer des éléments du patrimoine culturel roumain dans le contexte francophone. Cela pourrait inclure des sorties éducatives vers des sites culturels locaux, des présentations sur les coutumes et les traditions, ou même des ateliers de cuisine roumaine. En intégrant ces aspects locaux dans le programme, l’enseignant contribue à renforcer le sentiment d’appartenance des élèves à leur culture tout en enseignant la langue française.
5. Sensibilisation à l’importance de l’éducation civique :
Dans le cadre stratégique, l’éducation civique est soulignée comme un élément essentiel de la formation des citoyens conscients et engagés. L’enseignant de FLE peut encourager les élèves à exprimer leurs opinions sur des questions liées à la fête nationale roumaine. Cela peut se faire à travers des débats en classe, des projets de recherche sur des sujets civiques, ou même la participation à des événements communautaires. L’objectif est de promouvoir la participation active des élèves dans la société roumaine, renforçant ainsi leur compréhension de l’importance de la citoyenneté responsable.
En bref, l’identité de l’enseignant de FLE dans le contexte de la fête nationale roumaine englobe un engagement profond envers l’éducation multiculturelle, la promotion des valeurs locales et la sensibilisation à l’éducation civique. Cette approche holistique contribue à former des citoyens conscients et ouverts, tout en renforçant les liens entre la langue française et l’identité culturelle roumaine dans le cadre éducatif francophone.

Auteur: Prof. Virginia Braescu, Professeur de FLE
Oser l’Imperfection Consciente : Motiver l’Apprentissage par une Action Paradoxale
Le Pouvoir Libérateur de l’Enseignant: Faire des Erreurs pour Inspirer les Élèves et les Motiver à l’Apprentissage Autonome
L’éducation est un voyage partagé, façonné autant par l’enseignant que par les élèves. Cependant, dans la quête constante de perfectionnement académique, l’idée de l’enseignant faisant des erreurs peut sembler inhabituelle. Pourtant, considérer le droit de l’enseignant de faire des erreurs comme une stratégie pédagogique peut ouvrir des portes insoupçonnées vers un apprentissage plus profond et significatif.
Inspirée par l’écrivain Daniel Pennac qui, à la place de l’injonction de lire (Lis ! Lisez!), propose un anti-dogme scandaleux : „le droit de ne pas lire”, car lire n’est pas une obligation, mais un droit que chacun n’a qu’à s’assumer, je me suis mise à rédiger cet article afin de mieux mettre en évidence le rôle novateur de l’enseignant qui, ayant ce pouvoir libérateur d’oser l’imperfection, choisit consciemment de faire des erreurs en classe avec ses élèves. Si l’enjeu de l’apprentissage est d’éveiller chez l’autre son attention et son propre désir d’apprendre, grâce à une relation ternaire dans laquelle chacun existe et peut s’affirmer, alors inspirer et motiver les élèves à l’apprentissage autonome représente un phénomène de médiation dont l’efficacité dépend de l’attitude de celui qu’on souhaite influencer. Cette technique d’intervention paradoxale est utilisée dans la psychothérapie brève de l’école de Palo Alto qui met en évidence l’idée que, dans la communication, la compréhension du sens d’un comportement exige de le remettre dans le contexte global de l’interaction des acteurs concernés, parce que le sens est une construction, le résultat d’un contexte où tous les éléments sont mis en réseau. Pour ‘donner sens’ à un comportement, il faut le resituer dans un système ou le mettre dans un cadre qu’on appelle aussi forme ou Gestalt. Dans la psychologie de la forme, l’accent est mis sur les relations que la pensée réalise entre un élément et son contexte. Entre la perception et les intérêts ou les attentes d’une personne s’établit une relation très forte due à l’implication de la personne pour laquelle existera le sens qui apparaît suite à la genèse de la forme. Celle-ci n’est pas rigide. Des formes nouvelles peuvent se détacher du fond en fonction de nos cadres de référence. Le recadrage ou le changement de contexte entraîne la découverte de nouvelles significations pour les actions déroulées dans ce cadre-là.
L’Intention Positive de l’Enseignant
L’intention positive de l’enseignant derrière cette approche paradoxale réside dans la volonté de créer un environnement d’apprentissage authentique et empathique. L’enseignant, loin d’incarner une figure intouchable et infaillible, devient un modèle de résilience et d’humilité. En montrant aux élèves que faire des erreurs est non seulement acceptable mais aussi une occasion de grandir, l’enseignant encourage une mentalité positive envers les défis.
L’Action Consciente
L’enseignant, étant conscient que chaque erreur est une opportunité d’apprentissage, plutôt que de voir les erreurs comme des échecs, les présente aux élèves comme des étapes naturelles vers la maîtrise d’un sujet.
La Démarche Pédagogique
La démarche pédagogique repose sur l’idée que l’erreur n’est pas le contraire de la connaissance, mais plutôt un compagnon nécessaire sur le chemin de la compréhension. Les enseignants peuvent intégrer des discussions ouvertes sur leurs propres erreurs, démontrer comment ils les ont corrigées, et même solliciter la contribution des élèves pour résoudre des problèmes liés à ces erreurs. Cela crée une dynamique collaborative où chaque erreur devient une pierre angulaire de la découverte.
Les Bénéfices pour les Élèves
1. Encouragement de la Résilience: Les élèves apprennent que faire des erreurs n’est pas un signal d’arrêt, mais plutôt une invitation à persévérer. Ils développent ainsi une résilience face aux défis académiques et à la vie en général.
2. Promotion de l’Autonomie: En reconnaissant le droit de l’enseignant de faire des erreurs, les élèves sont incités à prendre en main leur propre apprentissage. Ils comprennent que la recherche de la connaissance implique des hauts et des bas, mais qu’ils sont les architectes de leur parcours.
3. Favorisation de l’Empathie: Lorsque les enseignants partagent leurs expériences d’erreurs, cela crée un sentiment d’empathie chez les élèves. Ils comprennent que les erreurs ne définissent pas une personne, mais sont des opportunités de croissance.
En guise de conclusion, le droit de l’enseignant de faire des erreurs peut être un catalyseur puissant pour inspirer les élèves à embrasser l’apprentissage de manière holistique. C’est un appel à reconnaître que l’imperfection est une composante naturelle du chemin vers la connaissance, et que chaque erreur est une chance de s’élever vers de nouveaux sommets académiques et personnels.
Bibliographie :
Dafinoiu Ion, Elemente de psihoterapie integrativă, Iași, Polirom, 2001
Moreau André, Vivre ma vie ici et maintenant. La Gestalt-thérapie, chemin de vie, Paris, France, Editions Nauwelaerts, Beauvechain, Belgique et Editions Frison Roche, 2003 (Traduction en roumain par Virginia-Smărăndița Brăescu et parution chez l’éditeur Trei, Bucarest, 2005)
Mucchielli Alex, Arta de a influenţa, Iaşi, Polirom, 2002
Pennac Daniel, Comme un roman, Gallimard, Collection Folio, 2011

Auteur: Prof. Virginia Braescu, Professeur de FLE
Le Jour du Prof de français
Le Jour du Prof de français est une journée spéciale dédiée à célébrer les enseignants de français du monde entier. C’est l’occasion de reconnaître leur importance et leur dévouement à promouvoir la langue française et la culture francophone. C’est une journée pour exprimer la reconnaissance envers les enseignants et pour rappeler l’importance du français dans un monde globalisé.
Source de l’image: https://lejourdesprofs.org/
Le rôle du professeur de français
Les professeurs de français inspirent les éléves à aimer la langue et la culture, les aident à développer leurs compétences linguistiques, leur compréhension interculturelle et leur et leur ouverture d’esprit.
La langue française est parlée par plus de 321 millions de personnes dans le monde entier (Source de l’information: TV5 Monde). En tant que langue officielle de plus de 30 pays et langue de communication internationale, elle offre de nombreuses opportunités professionnelles, culturelles et académiques. Apprendre le français permet une meilleure compréhension des autres cultures et élargit les horizons des individus.
Malgré les défis rencontrés par l’enseignement des langues étrangères, l’avenir de l’enseignement du français est prometteur. Les nouvelles technologies offrent des possibilités d’apprentissage en ligne interactives, la collaboration internationale facilite les échanges entre enseignants et élèves, et la demande d’apprendre le français continue de croître dans le monde.
Source de l’image: https://www.educadis.fr/actualites/langues-e-learning/et-si-le-francais-etait-la-langue-du-futur/
La médiation culturelle
La notion de médiation est présente dans le Cadre européen commun de référence pour les langues. Etant abordée dans un contexte de traduction et d’interprétariat, elle se trouve pourtant limitée à une activité de reformulation derrière laquelle s’effacent les enjeux de la communication interculturelle. A ce titre, le Conseil de l’Europe a mis la promotion de la diversité linguistique et culturelle au coeur de son dispositif d’action en proposant la notion de médiation culturelle comme modalité de mise en relation des langues et des cultures dans la perspective d’une Europe dont l’identité est en construction.
Le projet „Médiation culturelle et didactique des langues” (Cf. http://www.coe.int) initié par le Conseil de l’Europe a tenté de résoudre plusieurs défis, se donnant pour finalité de définir le rôle et la place de la médiation culturelle dans le cadre de l’enseignement/ apprentissage des langues.
Bernard Lamizet (La médiation culturelle, l’Harmattan, Paris, France, 1999) expliquait déjà dans un livre paru en 1999 que la médiation culturelle ne s’inscrit pas seulement dans des pratiques et dans des oeuvres. Elle s’inscrit aussi dans des logiques politiques et dans des logiques institutionnelles. À son avis, la médiation culturelle fonde, dans le passé, le présent et l’avenir, les langages par lesquels les gens peuvent penser leur vie sociale, peuvent imaginer leur devenir, peuvent donner à leurs rêves, à leurs désirs et à leurs idées les formes et les logiques de la création. Les formes de la culture des autres constituent pour nous des objets de savoir que nous pouvons penser, comprendre et interpréter. Le développement de la médiation est donc une réponse à la problématique du monde contemporain (concept introduit par Aurelio Peccei, l’ancien président du „Club de Rome”) qui se caractérise par universalité, globalité, caractère pluridisciplinaire, évolution rapide des savoirs et des technologies, c’est pourquoi Bernanrd Lamizet trouve que la médiation représente „un impératif social majeur”, parce qu’elle fonde „la dimension à la fois singulière et collective de notre appartenance et, au-delà, de notre citoyenneté”.
Quant au rôle du médiateur interculturel, il peut être assuré en général par tous les enseignants, mais les professeurs de langues étrangères peuvent avoir un rôle à part dans la communication interculturelle grâce à leurs compétences de médiation interlinguistique. (Cf. Constantin Cucoş, Educaţia. Dimensiuni culturale şi interculturale, ed. Polirom, 2000, p.134 – 136)
FRAMITIÉ
Projet d’éducation aux médias : Le journal scolaire
Argument :
Les journaux en milieu scolaire peuvent et doivent s’inspirer des valeurs interculturelles, car la citoyenneté européenne n’est pas seulement une question d’idées, c’est aussi une question de pratiques, de comportements, de valeurs intériorisées. Le journal est un travail d’équipe, chacun devant y respecter les idées et le travail de l’autre.
But:
Concevoir avec les élèves un projet de journal qui constitue un support d’expression sur leur environnement culturel, économique et social et un instrument de médiation interculturelle afin de développer leurs compétences interculturelles, y compris leurs compétences interlinguistiques.
Objectifs:
1. S’organiser pour exposer son point de vue sur un sujet qui passionne;
2. Intéresser son lecteur et l’informer;
3. Découvrir ou affiner sa pensée en écrivant;
4. Améliorer l’expression écrite et l’argumentation;
5. Se faire connaître et reconnaître;
6. Utiliser et maîtriser les nouvelles technologies (un logiciel de traitement de texte – Word, de dessin, de travail de l’image; manipuler un appareil photo numérique, un scanner; utiliser l’Internet…)
7. Développer un réseau de solidarité entre les enseignants et les apprenants par les langues et les nouvelles technologies.
8. Créer la page web du projet afin de publier le journal sur la toile
9. Développer du matériel pédagogique.
Public cible: élèves, lycéens, étudiants, professeurs, parents
Valeurs et attitudes: Lire, étudier et écrire des articles, des comptes-rendus, des éditoriaux permet de confronter l’élève à des points de vue différents et cela l’aide à découvrir et à comprendre ce qu’est une information (notion d’objectivité) et une opinion (notion de subjectivité). Ce travail est une étape dans sa formation de jeune citoyen.
- être informé;
- travailler en groupe;
- écouter les autres;
- être respectueux des autres;
- savoir déléguer;
- organiser des élections pour choisir un rédacteur en chef ;
- prendre ses responsabilités vis à vis des délais fixés;
- être capable d’un jugement personnel et d’esprit critique;
- se positionner dans le groupe-classe;
Compétences spécifiques:
- Recherche de l’information, pratique de la documentation;
- Compréhension de la mise en page de l’information;
- Prises de positions dans les éditoriaux de la rédaction;
- Pratique d’une déontologie de la critique positive, responsable et constructive;
- Travail avec les ONG, articles en faveur du respect des droits des enfants, des droits de l’homme et du citoyen, du dialogue interculturel;
- Expériences vécues: reportages, interviews, choix rédactionnels, rencontres, voyages, jumelages, coopération etc.
Activités:
- Composition de l’équipe de rédaction;
- Invention du journal;
- Création des rubriques;
- Planning des réunions de rédaction;
- Réalisation du plan du journal et plannification de chaque numéro;
- Choix des articles ;
- Promotion ;
Acquisitions à évaluer:
1. Aspects techniques:
- Mise en page et illustrations: lisibilité, équilibre; unité;
- Maîtrise de l’outil informatique: traitement de texte, logiciel de mise en page; vidéoconférence; courrier électronique; exploitation pédagogique de sites
2. Langue, culture et civilisation:
- Compréhension de documents authentiques issus de la presse écrite ou d’Internet;
- Expression écrite (production de textes à caractères expressif, ludique, informatif, incitatif …);
- Expression orale (comité de rédaction, travaux de groupes);
- Connaissances sur la culture en général et son impact sur les comportements individuels et de groupe, sur sa propre culture et sur les cultures des autres;
- Formation des attitudes, comme le respect pour la diversité culturelle et pour l’identité culturelle des autres, le rejet de la discrimination et de l’intolérance
- Prise de conscience des déterminations culturelles propres, des préjugés et des stéréotypes;
- Compétences relationnelles et de communication.
L’équipe de journalistes
Rédacteur (trice) en chef :
- Animer le conseil de rédaction ;
- Proposer en collaboration avec les journalistes des projets d’articles ;
- Fixer des objectifs (dates…) aux journalistes et aux pigistes afin de respecter les délais de publication ;
- Travailler en collaboration avec toute l’équipe.
Direction artistique (ensemble des élèves responsables des rubriques)
Chaque élève participant au journal a la responsabilité d’une ou plusieurs rubriques. Il s’agira pour lui : d’écrire des articles ; de récupérer des articles, enquêtes, dessins, photos d’autres élèves ne faisant pas partie du journal ; de mettre en page l’ensemble de la rubrique ;
Organisation :
Les élèves organisent leur fonctionnement en intégrant l’équipe de „conseillers-enseiqnants”. Ils adoptent un comportement d’autonomie réelle (même s’il ne faut pas nier l’importance pour eux d’avoir des enseignants près d’eux). L’investissement de la plupart des élèves est très important. Certains font apparaître des aptitudes peu exploitées dans le domaine scolaire classique (sens pratique, communication, créativité, pédagogie du projet…).
L’équipe de „conseillers-enseignants”:
- Conseiller l’équipe du journal lorsqu’elle le sollicite ;
- Maintenir la motivation lorsque cela s’avère nécessaire ;
L’impact du projet: Des évolutions sont à attendre dans les modes d’organisation des élèves et des enseignants. Le projet se propose de démontrer les apports positifs de l’utilisation des TIC dans l’éducation à l’interculturel.
- l’acquisition de compétences nécessaires à la mise en place d’un réseau de la solidarité et du savoir;
- le partage de pratiques pédagogiques ;
- l’amélioration des techniques de classe ;
- la découverte des possibilités et des difficultés liées à l’utilisation des outils multimédia en classe;
- la promotion d’une éducation interculturelle.
Les avantages de l’utilisation du multimédia dans l’enseignement
- la motivation (attrait de la nouveauté, facilité d’accès, interactivité et jeu) ;
- le développement comportemental (la composante psychique de l’emploi de l’ordinateur) ;
- méthode et rigueur ;
- le travail à son rythme ;
- l’autonomie (l’apprenant devient acteur de la connaissance) ;
- l’interdisciplinarité ;
L’Internet :
- Permet à l’apprenant d’être en contact avec la langue dans son authenticité ;
- Fait entrer le monde extérieur dans la classe ;
- Sert de déclencheur d’activités diverses.
- Un cours Internet est porteur d’une pédagogie centrée sur l’apprenant;
- Les cours Internet empruntent généralement le modèle de la formation à distance, où l’apprenant a le plus grand contrôle possible sur le choix du moment, du lieu et du rythme de son apprentissage.
- Devant son écran d’ordinateur, l’apprenant n’est plus en situation d’écoute en face de son professeur ;
- Grâce aux technologies de la communication, l’apprenant peut entretenir des contacts avec les autres apprenants tout en étant encadré par le professeur.
Internet en classe de FLE. Pourquoi pas ?
- Interactivité
- Variété des modes de recherche
- L’aspect culturel
- Images porteuses d’information
- Ressources sonores
- Gain de temps
Nouveaux outils d’aide à l’apprentissage:
- des outils d’échanges : mail, forum, liste de discussion, classe virtuelle, chat ;
- des outils d’informations : bibliothèque, FAQ ;
- des outils de création de savoir : prise de main à distance, espace de travail commun.
Nouveau rôle de l’enseignant:
- apprendre à maîtriser de nouveaux outils et de nouvelles méthodes d’encadrement des apprenants ;
- corriger des travaux en ligne, répondre au courrier électronique, animer des groupes de discussion, organiser des travaux d’équipe à distance, gérer son temps et les attentes des apprenants ;
- modérateur, facilitateur ou animateur dans le contexte d’un encadrement collectif;
- expert de contenu, correcteur et pédagogue dans le contexte d’un encadrement individuel, tout en devant susciter régulièrement la motivation.
Les nouveaux défis qu’implique un projet Internet:
- Dans quelles circonstances devrais-je utiliser le courrier électronique ou le clavardage, plutôt que les forums, pour communiquer avec mes apprenants ?
- Comment faire pour susciter la participation des apprenants dans les forums ?
- Comment gérer les nombreux courriels ?
- Comment s’assurer que les apprenants atteignent le degré de maîtrise voulu ?
- Comment contribuer à ce qu’ils ne se sentent pas isolés ou insuffisamment encadrés ?
- Comment vérifier que les moyens technologiques mis à leur disposition appuient leurs apprentissages ?
- Comment s’assurer surtout que les apprenants soient incités à utiliser les outils de communication proposés pour l’encadrement ?
Website : https://peaceinclasspeaceinschool.my.canva.site/framitie-magazine-scolaire-francophone

Auteur: Prof. Virginia Braescu, Professeur de FLE
Identitatea profesională în tranziție

Cartea Identitatea profesională de Herminia Ibarra este un instrument foarte util pentru înțelegerea profundă a tranzițiilor de carieră pentru că oferă o perspectivă inovatoare și inspiră totodată asupra procesului de reconfigurare a identității profesionale. Lectura cărții mi-a permis identificarea mai multor aspecte semnificative care contribuie la conturarea unei viziuni mai clare asupra abordării tranzițiilor de carieră.
Cartea se bazează pe două idei fundamentale care schimbă modul în care percepem schimbările de carieră. Prima idee subliniază faptul că identitatea profesională nu este un aspect static, ci un proces dinamic influențat de mediu, experiențe și aspirații personale. A doua idee evidențiază că schimbarea de carieră nu implică doar o schimbare externă, ci și o evoluție interioară complexă. Aceste două direcții referitoare la tranzițiile profesionale sunt elaborate în mod detaliat pe parcursul celor trei părți distincte ale cărții.
Partea I, intitulată „Identitatea în tranziție”, ilustrează procesul de reevaluare a identității profesionale și subliniază aspectele profunde ale schimbării de carieră care pot duce la perioade lungi de incertitudine și nesiguranță. Autoarea abordează teme precum necesitatea reflecției asupra experiențelor anterioare, a visurilor de viitor și a valorilor personale, evidențiind importanța acestor aspecte în procesul de reconfigurare a identității profesionale. Cartea subliniază că schimbarea reală nu vine doar din schimbarea locului de muncă, ci mai degrabă din reevaluarea și remodelarea setului de posibilități disponibile.
Partea a II-a, „Identitatea pusă în practică”, evidențiază acțiunile concrete necesare pentru a sprijini o tranziție de succes. Autoarea prezintă modele de abordare a schimbării de identitate profesională, cum ar fi modelul „testare și învățare” și modelul „programare și implementare”. Ambele abordări sunt prezentate în contextul importanței învățării și adaptării continue, subliniind că auto-descoperirea are loc în principal în practică, nu doar prin reflecție teoretică.
Partea a III-a, intitulată „Punerea în aplicare a strategiilor neconvenționale”, oferă o perspectivă asupra modului în care tranzițiile de carieră implică găsirea unui echilibru între reflectarea asupra sinelui și acțiunea concretă. Autoarea subliniază importanța explorării multiplelor identități posibile și necesitatea experimentării în cadrul acestora pentru a descoperi cu adevărat cine suntem și ce ne dorim să devenim profesional.
În concluzie, cartea Herminiei Ibarra oferă o abordare cuprinzătoare și profundă a procesului de reconfigurare a identității profesionale. Prin focalizarea pe aspecte precum auto-reflecția, acțiunea concretă și adaptabilitatea, autoarea subliniază importanța explorării multiplelor identități posibile în cadrul tranzițiilor de carieră. Această carte reprezintă un ghid valoros pentru oricine este implicat în procesul de reinventare a carierei și își propune să ofere o perspectivă proaspătă și inspirațională asupra schimbării profesionale.
Mentorat cu inspirație – An școlar 2023-2024
Le voyage initiatique du héros de la guerre à la paix

#Erasmusdays #EducationàlaPaix #Amour #Amitié #Créativité #JoiedeVivre
Dans le cadre des Journées Erasmus 2023, au Colllège National „Grigore Moisil” Onești, niveau lycée, une activité interdisciplinaire coordonnée par les professeurs Gabriela Gîrmacea et Virginia Braescu a eu lieu avec des élèves des classes XI-ème F (classe de littérature universelle, „Iliade ” d’Homère) et X-ème D (classe de français langue étrangère, „Le Petit Prince ” d’Antoine de Saint-Exupéry).
Sujet : Le voyage initiatique du héros de la guerre à la paix.
Méthodologie/stratégies pédagogiques : Brainstorming, Apprentissage collaboratif en petits groupes, Cartes mentales, Exposition, Conversation pédagogique.
Le contexte de l’œuvre littéraire, les valeurs et le parcours initiatique du personnage principal dans chacune des créations littéraires étudiées par les élèves dans le cadre de l’activité interdisciplinaire :
L’Iliade d’Homère : la guerre, l’honneur, le conflit, la mort. Achille est un héros de la mythologie grecque qui incarne les vertus du héros guerrier. „Le Petit Prince” d’Antoine de Saint-Exupéry : Communication avec les adultes, Solitude, Amour, Voyage de connaissance de soi, Amitié, Mort, Rire, Joie. Le Petit Prince entreprend un voyage initiatique qui est principalement axé sur la découverte de soi, la communication significative et la valeur de la paix intérieure, le sens de la vie.
#EducationàlaPaix #Amour #Amitié #JoiedeVivre
#ErasmusDays #PeaceinClassPeaceinSchool #SelfDiscovery #InnerPeace #Love #Friendship #Joy #TheMeaningofLife #MindMap
În contextul Erasmus Days 2023, la Colegiul Național „Grigore Moisil” Onești, s-a desfășurat activitatea interdisciplinară coordonată de către prof. dr. Gabriela Gîrmacea și prof. Virginia Braescu împreună cu elevii din clasele a XI a F (Ora de Literatură universală, Opera „Iliada” de Homer) și a X a D (Ora de Limba franceză, opera „Micul Prinț” de Antoine de Saint-Exupery.)
Tema abordată: Calătoria inițiatică a eroului de la Război la Pace
Metodologie/Strategii didactice: Brainstorming, Învățarea prin colaborare în grupuri mici, Hărțile mentale, Expunerea, Conversația didactică
Contextul operei literare, valorile și călătoria inițiatică a personajului principal în fiecare din creatiile literare studiate de elevi în cadrul activității interdisciplinare:
„Iliada” de Homer: Războiul, Onorea, Conflictul, Moartea. Ahile este un erou din mitologia greacă și întruchipează virtuțile eroului războinic.
„Micul Prinț” de Antoine de Saint-Exupery: Comunicarea cu adulții, Singurătatea, Iubirea, Călătoria cunoașterii de sine, Prietenia, Moartea, Râsul, Bucuria. Micul Prinț face o călătorie inițiatică care are ca scop descoperirea de sine, comunicarea cu sens și valoarea păcii interioare, a sensului vieții.
#Erasmusdays #PeaceinClassPeaceinSchool #SelfDiscovery #InnerPeace #Love #Friendship #Joy #TheMeaningofLife
In the context of Erasmus Days 2023, at the high school The „Grigore Moisil” National College, Onești, Romania, an interdisciplinary activity coordinated by Prof. Gabriela Gîrmacea and Prof. Virginia Braescu took place with students from classes XI F (Universal Literature class, Homer’s „Iliad”) and X D (French language class, Antoine de Saint-Exupery’s „The Little Prince”).
Topic: The hero’s initiatory journey from War to Peace.
Methodology/teaching strategies: Brainstorming, Collaborative learning in small groups, Mind maps, Exposure, Teaching conversation
The context of the literary work, values and the initiatory journey of the main character in each of the literary creations studied by the pupils as part of the interdisciplinary activity:
Homer’s „Iliad”: War, Honor, Conflict, Death. Achilles is a hero from mythology and embodies the virtues of the warrior hero.
„The Little Prince” by Antoine de Saint-Exupery: Communication with adults, Loneliness, Love, Friendship, Death, Laughter, Joy. The Little Prince goes on an initiatory journey of self-discovery, meaningful communication and the value of inner peace, the meaning of life.













Auteur: Prof. Virginia Braescu, Professeur de FLE
PAIX EN CLASSE, PAIX À L’ÉCOLE






