Publicat în BOOKLAB – Le Laboratoire de lecture numérique, La Journée européenne des langues, Mediatorul cărții, Medierea lecturii

Retour en images sur BOOKLAB – Le laboratoire de lecture numérique

📚 Le livre et la lecture entre tradition et innovation

📅 23–26 septembre 2026
📍 Onești, Roumanie & en ligne sur Zoom
🌐 République de Moldavie – Roumanie – France – Maroc

À l’occasion de la Journée européenne des langues 2026, le projet BOOKLAB – Le Laboratoire de lecture numérique a ouvert un espace international de rencontre, de réflexion et de création autour du livre, de la lecture et de l’évolution de leurs usages, de leurs supports et de leurs pratiques.

Pendant plusieurs jours, enseignants, élèves, formateurs et partenaires éducatifs de plusieurs pays se sont retrouvés autour d’une question qui a guidé l’ensemble de notre démarche : Comment préserver la profondeur de la lecture tout en valorisant les nouvelles formes d’accès aux œuvres et aux contenus, les nouvelles pratiques de lecture, ainsi que les nouvelles modalités d’expression, de création littéraire et de partage ?

📸 Une conférence internationale au cœur de BOOKLAB

L’un des temps forts du projet a été la Conférence internationale BOOKLAB – Le Laboratoire de lecture numérique, organisée en format hybride, avec une présence à Onești et des interventions en ligne sur Zoom.

Cette rencontre nous a permis de croiser des regards et des expériences venus de Roumanie, de la République de Moldavie, de France et du Maroc, dans un véritable dialogue entre langues, cultures et pratiques éducatives.

Nous avons souhaité que cette conférence soit avant tout un laboratoire vivant d’idées, dans lequel la lecture puisse être interrogée à partir de ses formes traditionnelles comme de ses prolongements contemporains.

📚 De la lecture traditionnelle aux nouvelles pratiques numériques

BOOKLAB nous a permis d’explorer la lecture dans toute sa diversité : livre imprimé, lecture expressive, cercles de lecture, journal du lecteur, écriture créative, ressources numériques, podcast, vidéo, book-trailer, gamification, projets collaboratifs et usages réfléchis des outils numériques.

Il ne s’agissait pas d’opposer le papier au numérique, la tradition à l’innovation. Nous avons au contraire cherché à comprendre comment ces différentes formes peuvent se compléter, enrichir l’expérience du lecteur et ouvrir de nouvelles possibilités de compréhension, d’expression et de création.

🤖 Lire autrement à l’ère de l’intelligence artificielle

La réflexion sur la transformation des pratiques de lecture a trouvé un prolongement particulièrement actuel dans l’intervention de Driss Louiz, professeur universitaire au Maroc, consacrée à « Lire autrement à l’ère de l’intelligence artificielle ».

Cette contribution a placé au cœur des échanges plusieurs questions essentielles pour l’éducation contemporaine : Comment lisent aujourd’hui les jeunes et les adultes ? Quel rôle jouent les réseaux sociaux, les échanges entre pairs, les formats courts, l’image, la vidéo ou les espaces numériques dans cette nouvelle manière de parler des livres ?

À ces interrogations s’en ajoutent d’autres, tout aussi importantes : Comment lire dans un environnement saturé d’informations ? Comment sélectionner, comprendre, vérifier et interpréter ? Comment préserver la pensée critique, la concentration et la capacité de construire soi-même du sens à l’heure de l’intelligence artificielle ?

L’intervention de Driss Louiz a ouvert une réflexion plus large sur les nouvelles sociabilités de la lecture : les jeunes et les adultes ne lisent plus seulement seuls face à un livre. Ils commentent, recommandent, reformulent, réagissent, publient, échangent et construisent souvent leur expérience de lecture avec les autres. À partir des livres qu’ils lisent et de leurs propres impressions de lecture, ils deviennent également producteurs de contenus. À l’aide d’applications et d’environnements numériques, ils peuvent transformer leur expérience de lecture en productions numériques multimodales qui associent texte, image, son, voix, animation et vidéo.

On passe ainsi d’une lecture essentiellement individuelle à une lecture augmentée par la création, l’échange et la médiation, où comprendre un livre signifie aussi être capable de le reformuler, de le représenter autrement et de le faire découvrir aux autres.

🎲 Philodéfi : quand le jeu rencontre la philosophie, la littérature et l’écriture créative

Avec Stéphane Marcireau, nous avons découvert l’histoire et la démarche pédagogique de Philodéfi, un dispositif qui propose d’entrer dans la philosophie par le jeu, l’image, la curiosité et le questionnement. L’approche repose sur des cartes conçues comme de véritables supports de médiation : elles invitent à observer, à formuler des hypothèses, à répondre à des questions graduées, à confronter les points de vue et à construire progressivement du sens.

La présentation a également mis en évidence la complémentarité entre le jeu de cartes philosophiques et l’application Philodéfi, pensée comme un outil numérique au service des apprentissages. Cette articulation entre support matériel et environnement numérique permet de multiplier les entrées dans les savoirs, de soutenir la mémorisation, mais aussi de développer l’autonomie de l’apprenant. Les supports montrés pendant la conférence insistent d’ailleurs sur cette logique : comprendre, apprendre, construire son savoir, mémoriser à long terme, tout en faisant de l’élève un acteur de ses apprentissages.

L’un des intérêts majeurs de Philodéfi tient précisément à cette capacité à transformer le rapport au savoir. L’élève n’est pas simplement destinataire d’un contenu : il observe, cherche, associe, questionne, vérifie ses réponses et progresse à son rythme. La gradation des questions, l’autocorrection et le travail possible en autonomie ou en groupe créent un cadre propice à la réflexion et à l’échange. Les supports présentés autour de la carte Homère montrent clairement cette volonté de rendre l’apprenant actif, tout en tenant compte de la progression et de l’accompagnement.

Bénédicte Marcireau a ensuite prolongé cette démarche avec Philodéfi Lettres, en ouvrant le dialogue entre littérature, lecture et écriture créative. Sa présentation a montré comment la carte consacrée à Homère peut devenir bien davantage qu’un support de découverte : elle constitue un point de départ pour entrer dans l’univers de L’Odyssée, observer les indices présents sur la carte, formuler des questions, établir des liens, comprendre progressivement une œuvre et, surtout, prolonger la lecture par une production personnelle.

À partir de cette médiation visuelle et ludique, la lecture devient donc un tremplin vers l’écriture. Bénédicte Marcireau a montré comment les élèves peuvent passer de la littérature à l’écriture, puis devenir eux-mêmes auteurs, en construisant des textes, des illustrations, des décors, des collages ou des productions créatives inspirées des univers littéraires rencontrés. Les diapositives présentées lors de la conférence mettent en évidence cette progression vers une véritable pédagogie de projet, dont l’objectif peut être la réalisation d’un livre ou d’une création collective.

Cette démarche rejoint directement les objectifs de BOOKLAB. Elle montre que la lecture peut être pensée comme une expérience active, progressive et créative, dans laquelle l’élève entre dans une œuvre, la questionne, l’interprète, puis la réinvestit dans une production nouvelle. Le livre et le texte ne constituent plus seulement un point d’arrivée, mais deviennent aussi un point de départ vers d’autres formes d’expression.

À travers Philodéfi, jeu, philosophie, littérature, lecture et écriture créative se rencontrent dans un même mouvement pédagogique. Cette articulation entre tradition et innovation illustre pleinement l’esprit de BOOKLAB : faire de la lecture un espace d’exploration, de dialogue, de compréhension et de création, capable de donner aux apprenants l’envie de découvrir, de penser et de produire à leur tour.

📖 📚 Le Médiateur du livre – de la lecture personnelle à la médiation

Dans notre propre intervention, nous avons présenté le projet « Le Médiateur du livre – Stratégies de médiation de la lecture entre tradition et innovation », pensé comme une démarche pédagogique qui place l’élève au centre du parcours de lecture.

L’idée de départ est simple : lire ne suffit pas. Il faut aussi apprendre à comprendre, à reformuler, à interpréter, à argumenter, à recommander et à partager son expérience de lecture. Le projet invite ainsi les élèves à choisir un livre qui les a marqués, à en réaliser un résumé personnel, à présenter les idées essentielles et les personnages, à expliquer leur choix et à transformer leur lecture en une présentation créative destinée aux autres.

Les supports conçus dans le cadre de BOOKLAB montrent aussi cette progression : lire, comprendre, partager. L’élève devient progressivement lecteur actif, interprète, communicateur et médiateur, capable de créer des passerelles entre le livre, sa propre expérience et les autres lecteurs.

Le projet valorise également les usages réfléchis du numérique. Les élèves peuvent enrichir leur présentation par des citations, des images, des éléments audio ou vidéo, puis partager leurs productions sur des supports collaboratifs. À l’aide d’applications et d’environnements numériques tels que Canva, Genially, NotebookLM, Book Creator, Padlet ou Gamma, ils peuvent transformer leur expérience de lecture en productions numériques multimodales qui associent texte, image, son, voix, animation et vidéo. Ces ressources ne remplacent pas la lecture : elles servent à lui donner une forme personnelle, à structurer la pensée et à rendre l’expérience de lecture partageable. La lecture donne naissance à de nouvelles formes de perception, d’interprétation et de représentation de l’information, dans lesquelles plusieurs langages se combinent pour construire et transmettre du sens.

Ces productions ne constituent pas seulement une mise en forme esthétique du contenu lu. Elles obligent les jeunes lecteurs à sélectionner l’essentiel, organiser l’information, reformuler, hiérarchiser, interpréter et faire des choix de représentation. Le passage du texte lu vers une production multimodale devient ainsi une véritable activité de médiation : l’élève transforme ce qu’il a compris pour le rendre accessible, intelligible et attractif pour un autre lecteur ou pour un public.

Cette démarche contribue également au développement de l’imagination, de la créativité, de l’expression personnelle et de la pensée critique. En choisissant une image, une musique, une séquence vidéo, une organisation visuelle ou une manière particulière de raconter un livre, les jeunes donnent une forme nouvelle à leur expérience de lecture. Ils ne reproduisent plus simplement l’information : ils la reconfigurent, la mettent en relation avec leur sensibilité, leurs références et leur univers culturel.

Le numérique permet ainsi de prolonger le geste de lire par celui de créer et de partager. Une lecture personnelle peut devenir une présentation interactive, un book-trailer, un podcast, une capsule vidéo, un livre numérique, une affiche, une carte mentale ou une production collaborative. Ces nouvelles formes facilitent la circulation du message et peuvent aussi susciter chez les autres l’envie de découvrir l’œuvre présentée.

Cette évolution rejoint directement l’esprit du projet Le Médiateur du livre : le jeune lecteur devient progressivement interprète, créateur, communicateur et médiateur de sa propre expérience de lecture. Les supports du projet prévoient précisément l’enrichissement des présentations par des citations, des images, des éléments audio ou vidéo, ainsi que leur partage à l’aide d’outils numériques collaboratifs.

Cette démarche développe plusieurs compétences à la fois : le goût de lire, la créativité, l’expression orale et écrite, les compétences numériques, la pensée critique, mais aussi la capacité à recommander un livre et à susciter chez les autres l’envie de lire. Le lecteur devient alors véritablement un passeur de livres et de sens.

Dans cette perspective, Le Médiateur du livre rejoint pleinement les questions soulevées pendant la conférence : Comment les jeunes lisent-ils aujourd’hui ? Comment parlent-ils de leurs lectures ? Comment partagent-ils leurs impressions, leurs émotions et leurs interprétations ? Et comment transformer ces nouvelles pratiques en occasions d’apprentissage, de dialogue et de création ?

Ainsi, BOOKLAB ne s’est pas limité à réfléchir aux transformations de la lecture : nous avons voulu montrer, à travers ce projet, comment ces transformations peuvent être accompagnées pédagogiquement et devenir une ressource pour donner davantage de sens, de voix et d’autonomie aux jeunes lecteurs.

✍️ Lire pour créer – le Prix de la Francophonie, 28 ans de créativité francophone

BOOKLAB a également mis en valeur les activités d’écriture créative et les initiatives développées autour du Concours Prix de la Francophonie – édition 2026, arrivé cette année à sa 28e édition.

Au fil du temps, ce concours est devenu bien davantage qu’une simple compétition scolaire. Il constitue un véritable espace de création, d’expression personnelle, de rencontre avec la langue française et de dialogue interculturel. Il s’inscrit dans une histoire de coopération éducative et culturelle entre Onești et Eysines, nourrie par des projets, des rencontres, des échanges et une volonté commune de faire vivre la francophonie auprès des jeunes générations.

L’écriture créative y occupe une place essentielle. Les élèves sont invités à transformer leurs lectures, leurs expériences, leurs émotions, leurs questionnements et leur imaginaire en textes personnels. Ils passent ainsi du statut de lecteurs à celui d’auteurs, capables de réinvestir ce qu’ils ont découvert dans les livres pour produire à leur tour du sens, une voix et une vision du monde.

Dans cette perspective, lire et écrire apparaissent comme deux mouvements complémentaires : la lecture nourrit l’imaginaire, ouvre des univers, donne accès à d’autres voix et à d’autres manières de penser ; l’écriture permet ensuite de reprendre, transformer, prolonger et recréer ces expériences dans une production personnelle.

Le concours valorise précisément cette circulation entre réception et création. Les jeunes ne sont plus uniquement destinataires d’un texte : ils deviennent capables de construire un point de vue, d’organiser leur pensée, de choisir un ton, une forme, une voix et de s’adresser à un lecteur.

Au fil des éditions, de nombreux élèves d’Onești ont été récompensés dans le cadre de ce concours francophone d’écriture créative, avec des diplômes, des prix en livres et, pour les lauréats du premier prix, la possibilité de vivre une expérience culturelle à Eysines et Bordeaux.

Cette dimension est particulièrement importante dans l’esprit de BOOKLAB : écrire, c’est aussi médiatiser sa lecture, transformer une expérience intime en message partageable, faire passer une émotion ou une idée vers un autre lecteur. L’écriture créative devient ainsi une forme de médiation à part entière.

Le Prix de la Francophonie participe également à la construction d’une véritable communauté autour de la langue française. Élèves, enseignants, bibliothécaires, partenaires culturels, associations et institutions locales y contribuent ensemble, créant un lien durable entre l’école, la culture et la francophonie et en mettant en valeur le rôle du jumelage entre Eysines et Onești dans cette dynamique de coopération durable, de solidarité internationale et d’ouverture culturelle, qui offre aux jeunes l’occasion d’élargir leurs horizons tout en célébrant la diversité linguistique et culturelle.

Dans le cadre du projet BOOKLAB, cette expérience permet de montrer comment la lecture nourrit l’écriture qui prolonge la lecture, et les deux deviennent des moyens de se comprendre soi-même, de rencontrer l’autre et de créer ensemble. Le concours Prix de la Francophonie rejoint pleinement l’une des ambitions centrales de BOOKLAB : faire de l’élève un lecteur actif, un auteur, un créateur et un médiateur, capable de transformer ce qu’il lit en une nouvelle forme d’expression et de partager cette création avec les autres.

🌐 Construire des ponts entre l’école et la communauté

Au-delà des outils et des activités pédagogiques, le projet BOOKLAB nous a permis de rappeler que la culture de la lecture se construit grâce à une pluralité d’acteurs : enseignants, parents, bibliothécaires, écrivains, éditeurs, formateurs, médiateurs et partenaires éducatifs. Notre objectif a également été de renforcer les liens entre l’école, la famille, la bibliothèque et la communauté, tout en créant de nouvelles perspectives de coopération éducative et interculturelle.

💛 Pourquoi BOOKLAB ?

Parce que la lecture est bien davantage qu’une compétence scolaire. Elle est une manière de comprendre son époque, rencontrer l’autre, développer sa pensée critique, nourrir son imaginaire et habiter le monde autrement.

Ces quelques images racontent une partie de cette aventure : des écrans partagés, des livres, des voix, des idées, des sourires, des questions et surtout des personnes qui ont accepté de se rencontrer autour d’une conviction commune :

Les livres, les langues et la lecture nous unissent.

Nous adressons nos plus chaleureux remerciements à l’ensemble de nos partenaires, collègues et membres de l’équipe de projet, dont l’engagement, la disponibilité et la confiance ont contribué à faire vivre BOOKLAB dans un véritable esprit de coopération. Nous souhaitons exprimer une gratitude toute particulière à nos partenaires de la République de Moldavie, bénéficiaires directs du projet BOOKLAB, pour leur implication active, leur ouverture, leur enthousiasme et la qualité des échanges construits tout au long de cette expérience. Leur participation a donné une dimension profondément humaine et interculturelle au projet et a renforcé les liens entre nos communautés éducatives.

📚🌍💛 Merci à toutes et à tous d’avoir contribué, par vos idées, votre énergie et votre présence, à faire de BOOKLAB un espace partagé de lecture, de création, de dialogue et de coopération.

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Cartea și lectura între tradiție și inovație

BOOKLAB – Laboratorul de lectură digitală

Cartea și lectura între tradiție și inovație
📅 23–26 septembrie 2026

📍 Colegiul Național „Grigore Moisil” Onești
💻 Format hibrid: activități de tip job shadowing , cu prezență fizică la Onești, în România, și conferință internațională online, pe Zoom.

🌍 Context: Ziua Europeană a Limbilor 2026. Organizații partenere din România – Republica Moldova – Franța – Maroc.

Colegiul Național „Grigore Moisil” Onești, în parteneriat cu Liceul Teoretic „Iulia Hașdeu” din Chișinău , organizează BOOKLAB – laboratorul de lectură digitală, un schimb de experiență dedicat practicilor contemporane de promovare a lecturii și dezvoltării unei comunități educaționale în jurul cărții.

Evenimentul propune o reflecție asupra relației dintre tradiție și inovație , pornind de la întrebarea:
Cum păstrăm profunzimea lecturii și valorificăm, totodată, noile forme de acces la cunoaștere, expresie artistică și creație literară?

BOOKLAB reunește profesori, elevi, părinți și parteneri educaționali într-un cadru de învățare, dialog și colaborare. Activitățile vor include prezentări de bune practici, ateliere, exemple de lectură interactivă, scriere creativă, podcast, book-trailer, gamificare, utilizarea resurselor digitale și dezvoltarea cluburilor de lectură.

O atenție specială va fi acordată ecosistemului lecturii și rolului pe care îl au profesorii, părinții, scriitorii, editorii, bibliotecarii, formatorii și elevii în construirea unei culturi vii a cărții.

În cadrul întâlnirii vor fi valorificate și experiențele dezvoltate prin proiectele „Mediatorul cărții” și „Prix de la Francophonie”, în care elevul devine cititor activ, traducător, interpret, creator și promotor al lecturii.

Evenimentul face parte dintr-un proiect mai larg privind îmbunătățirea calității educației și se desfășoară sub forma unui schimb de experiență de tip job shadowing hibrid , realizat în colaborare cu profesori de la Liceul Teoretic „Iulia Hașdeu” din Chișinău, Republica Moldova , și cu invitați online din România, Franța și Maroc , susținând dimensiunea interculturală și internațională a activității.

Obiective:

  • promovarea lecturii prin metode tradiționale și digitale;
  • dezvoltarea gândirii critice și a creativității;
  • valorificarea și valorizarea activităților didactice interactive și colaborative;
  • stimularea medierii culturale prin carte;
  • consolidarea cooperării dintre școală, familie și comunitate;
  • dezvoltarea unor noi parteneriate educaționale internaționale.

Deviza evenimentului: „Cărțile, limbile și lectura ne unesc.”

BOOKLAB își propune să transforme lectura într-un spațiu comun de cunoaștere, dialog, creativitate și cooperare.

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Publicat în La Journée européenne des langues, Les langues pour la paix

La diversité linguistique, un outil pour la paix

Le 26 septembre marque la Journée Européenne des Langues, un événement qui célèbre la richesse linguistique et culturelle de l’Europe, tout en encourageant l’apprentissage des langues. En tant qu’enseignante de français langue étrangère (FLE), cette journée résonne particulièrement avec mon expérience et mes convictions profondes sur le rôle fondamental des langues dans la construction d’un monde plus pacifique. Le thème de cette année, « Les langues pour la paix », souligne cette idée centrale : les langues sont des ponts entre les peuples et un moyen de surmonter les conflits et les incompréhensions.

Quand on commence à apprendre une nouvelle langue, l’un des conseils que je donne toujours à mes élèves est de rester motivé(e) et de s’immerger dans la langue autant que possible. Cette immersion, que j’aime appeler la « douche linguistique », consiste à écouter quotidiennement 5 à 10 minutes de matériel audio ou vidéo dans la langue cible. Ce petit rituel renforce la compréhension auditive et la prononciation, mais surtout, il expose les apprenants à une nouvelle culture, les aidant à mieux comprendre la manière dont les autres vivent, pensent et communiquent.

Au-delà de l’aspect purement technique, l’apprentissage d’une langue est un outil puissant pour la paix. Comme le montre la Journée Européenne des Langues, l’acte d’apprendre une langue va bien au-delà de l’acquisition de compétences linguistiques : il permet de favoriser le dialogue interculturel, de briser les barrières, et d’instaurer une compréhension mutuelle qui est essentielle dans un monde marqué par les tensions internationales. Chaque nouvelle langue que l’on apprend est un pas de plus vers une meilleure coopération entre les peuples.

Ayant moi-même appris l’anglais et le français à une époque où les ressources étaient rares, j’ai compris que l’immersion continue, même dans des conditions moins optimales, est cruciale. À cette époque, je n’avais pas accès aux technologies modernes comme les applications de langues ou les podcasts, mais j’ai pu tirer profit des interactions humaines, des livres et des exercices quotidiens. Aujourd’hui, avec les progrès technologiques, les apprenants bénéficient de nouvelles méthodes pour se plonger dans une langue et sa culture, un pas essentiel vers une communication pacifique et la résolution des conflits.

Fixer des objectifs clairs et les diviser en petites tâches est une autre méthode que je recommande pour progresser et maintenir la motivation. Mais au-delà des techniques d’apprentissage, il est fondamental de comprendre l’importance du contexte culturel dans lequel s’inscrit une langue. C’est en découvrant la culture d’une langue que l’on peut véritablement s’immerger dans une autre manière de voir le monde, renforçant ainsi les valeurs de coopération et de solidarité.

Je pense souvent à cette prise de conscience qui m’a frappée après la révolution de 1989 en Roumanie, lorsque j’ai réalisé que les langues ouvraient des portes vers la liberté et le dialogue international. Les langues permettent de voyager, non seulement géographiquement, mais aussi à travers les idées et les perspectives, et elles jouent ainsi un rôle fondamental dans la construction d’une société plus juste et plus pacifique.

L’apprentissage d’une langue est indissociable des erreurs. Accepter de faire des fautes est une partie intégrante du processus, et c’est souvent à travers ces erreurs que nous faisons nos plus grands progrès. Chaque erreur est une opportunité de s’améliorer, mais aussi de renforcer l’empathie et la compréhension de l’autre, car chaque pas dans l’apprentissage d’une langue est un pas vers la tolérance et la paix.

Pour cette édition, des événements sont organisés à travers toute l’Europe afin de mettre en valeur le rôle des langues dans la construction de la paix. Des ateliers multilingues, des échanges interculturels, et des conférences sont proposés pour sensibiliser les jeunes et les adultes à l’importance de la communication pacifique.

Les écoles et les universités jouent un rôle clé dans cette promotion. En encourageant l’apprentissage des langues dès le plus jeune âge, les établissements d’enseignement forment des citoyens capables de comprendre, de respecter et de valoriser la diversité. Ils contribuent ainsi à l’édification d’une société plus inclusive, basée sur la solidarité et la compréhension mutuelle.

Au-delà des frontières européennes, les langues sont aussi des instruments de cohésion sociale et de développement personnel. Elles permettent de tisser des liens entre les individus de différentes origines, de promouvoir la tolérance et d’encourager la coopération dans les domaines tels que la science, l’économie et la culture.

Dans le cadre de la Journée Européenne des Langues 2024, les experts soulignent que la paix se construit d’abord par la communication. La capacité à échanger dans la langue de l’autre permet de dépasser les malentendus, d’éviter les stéréotypes et de bâtir des ponts entre les nations.

Avec mes élèves de lycée, nous avons activement célébré cette journée, rejoignant l’initiative européenne à travers la création d’affiches et de messages sur l’importance de l’apprentissage des langues étrangères pour promouvoir la paix par la diversité linguistique. Notre projet FR@MITIE a non seulement permis aux élèves de réfléchir sur l’importance des langues, mais aussi de s’engager dans un dialogue plus large autour de la paix et de la coopération mondiale. Par cette activité créative, mes élèves ont pu prendre conscience que chaque langue apprise est une porte ouverte vers une meilleure compréhension de l’autre, contribuant ainsi à l’harmonie entre les peuples.

En bref, dans le contexte de la Journée Européenne des Langues 2024, il est important de se rappeler que l’apprentissage des langues, au-delà des bénéfices personnels, joue un rôle clé dans la construction de la paix mondiale. Les langues sont des vecteurs de dialogue, de compréhension et de solidarité internationale, et il est essentiel de continuer à les promouvoir pour bâtir un avenir où la paix est au cœur de nos relations humaines.

Prof. Virginia Brăescu
Colegiul Național „Grigore Moisil” Onești

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Les langues pour la paix

Enquête: Quel est le meilleur conseil que vous donneriez pour commencer à apprendre une langue?

En tant qu’enseignante de FLE, lorsque l’on commence à apprendre une nouvelle langue, le conseil le plus précieux que je peux offrir est de rester motivé(e) et de s’entourer de la langue que l’on souhaite maîtriser. Je recommande également un exercice quotidien que j’appelle „la douche linguistique”. Il s’agit d’écouter chaque jour, pendant 5 à 10 minutes, des matériaux audio ou vidéo dans la langue que l’on apprend. Cet exercice permet une exposition régulière à la langue, ce qui améliore progressivement la compréhension auditive et la prononciation. C’est un peu comme un bain de langue quotidien, qui ne prend pas beaucoup de temps mais apporte des bénéfices importants sur le long terme.

En tant qu’ancienne élève ayant appris l’anglais et le français dans une période où les ressources étaient limitées, j’ai compris l’importance d’une immersion constante dans la langue.

D’abord, il est essentiel de fixer des objectifs clairs et de les diviser en petites tâches. C’est une approche qui permet de suivre les progrès et de maintenir la motivation. Par exemple, plutôt que de vouloir maîtriser la grammaire entière d’un coup, on peut se concentrer sur un point grammatical spécifique ou apprendre quelques nouveaux mots chaque jour. Cette méthode m’a été très utile lorsque j’étudiais avec des dictionnaires et des manuels scolaires en Roumanie, même si les ressources audio ou vidéo n’étaient pas disponibles.

Ensuite, l’utilisation de toutes les ressources disponibles est importante pour progresser. Aujourd’hui, avec la technologie moderne, les apprenants ont accès à des outils comme les applications de langues, les podcasts et les vidéos, qui facilitent grandement l’apprentissage. En revanche, même dans un contexte où ces ressources n’existaient pas, je me suis rendue compte qu’on pouvait tirer profit des interactions avec les autres, des livres et des exercices quotidiens.

Par ailleurs, accepter les erreurs fait partie intégrante du processus d’apprentissage. Ne pas avoir peur de faire des fautes permet de progresser plus rapidement. Personnellement, j’ai fait de nombreuses erreurs lorsque j’apprenais, mais chacune d’elles a représenté une opportunité de m’améliorer.

Enfin, je recommande vivement de s’immerger dans le contexte culturel de la langue. Comprendre la culture derrière une langue rend l’apprentissage plus authentique. J’ai eu cette prise de conscience après la révolution de 1989 en Roumanie, lorsque j’ai réalisé que les langues ouvraient une porte vers la liberté, la paix, la coopération et la solidarité internationale et les opportunités de voyage.

En résumé, je dirais que la clé de la réussite dans l’apprentissage d’une langue repose sur la motivation, l’immersion et la persévérance. Ces éléments, combinés à une utilisation intelligente des ressources modernes, permettent de rendre l’apprentissage plus agréable et efficace.

Prof. Virginia Brăescu

Colegiul Național „Grigore Moisil” Onești