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Le voyage du cœur ou le chemin que l’on ne nous enseigne pas à l’école

❤️📖 Dans le cadre du projet « Le Médiateur du livre », je reviens, après de nombreuses années, au livre Le voyage du cœur (Journey of the Heart), l’un des ouvrages majeurs du psychologue transpersonnel américain John Welwood.

Aujourd’hui, le 31 mai 2026, dimanche de Pentecôte, mon regard s’est arrêté sur un livre posé depuis longtemps dans les rayonnages de ma bibliothèque.

Le livre n’avait pas changé de place. Il était toujours là, sur l’étagère où je l’avais laissé il y a de nombreuses années. Présent, familier, presque invisible à force de proximité. Comme ces présences discrètes qui accompagnent notre vie sans jamais chercher à attirer notre attention.

Je ne cherchais pas ce livre. C’est lui qui s’est imposé à mon regard. Ou peut-être faudrait-il dire que j’étais enfin prête à le revoir, car certains livres ne quittent jamais vraiment notre vie. Ils demeurent là, silencieux, dans l’ombre des jours et des saisons, jusqu’au moment où quelque chose en nous devient capable d’entendre ce qu’ils avaient déjà à nous dire. Non pour nous apprendre quelque chose de nouveau, mais pour nous révéler ce que le temps, les rencontres, les voyages, les épreuves et les émerveillements ont patiemment façonné en nous depuis notre dernière rencontre.

Certaines lectures nous accompagnent toute une vie. À chaque retour, elles semblent identiques et pourtant elles ne le sont plus. À chaque relecture, un fil nouveau vient se déposer dans la trame secrète de notre compréhension, tandis qu’une autre conscience s’installe peu à peu dans le lecteur que nous étions autrefois. Les mots n’ont pas changé, mais ils sont désormais traversés par la lumière des expériences vécues, des rencontres qui nous ont transformés et des horizons qui ont élargi notre regard. Comme la toile de Pénélope qui se tisse au rythme du temps, notre compréhension du monde se construit par strates successives de mémoire, d’interrogations et de sens. La lecture cesse alors d’être un simple acte de connaissance pour devenir un voyage intérieur. Un voyage qui ne nous conduit pas seulement vers un livre, mais vers nous-mêmes.

C’est sans doute ce qui m’est arrivé aujourd’hui. La Pentecôte est traditionnellement associée au souffle, à la parole et à la rencontre. Elle marque le passage d’une expérience intérieure vers une parole capable de créer du lien. D’une certaine manière, elle célèbre la naissance d’un langage commun entre des êtres qui, jusque-là, semblaient séparés.

Peut-être est-ce pour cette raison que les derniers jours m’apparaissent aujourd’hui comme une étrange conversation. Entre le 29 mai et le 1er juin, plusieurs événements sont venus se répondre silencieusement : la disparition regrettable d’Edgar Morin, le retour de Nadia Comăneci à Onești, sa ville natale, cette relecture inattendue du livre Le voyage du cœur, la poursuite de mes recherches doctorales sur les récits de voyage français du XVIᵉ siècle, la célébration de la Pentecôte et l’approche de la Journée de l’Enfant (le 1er juin).

À première vue, rien ne relie ces moments. Et pourtant, quelque chose circule entre eux. Comme dans une métaphore, le sens se déplace d’un espace à l’autre.Comme dans les récits de voyage que j’étudie, chaque étape éclaire la suivante. Comme dans le dialogue des âges évoqué par Lucian Blaga, les voix du passé continuent de parler au présent tandis que le présent redonne vie à ce qui semblait appartenir au passé.

Edgar Morin nous quitte, mais sa pensée continue d’interroger notre avenir. Nadia Comăneci retourne sur les lieux de son enfance, rappelant que toute ascension demeure reliée à une origine. La Pentecôte célèbre une parole qui relie au lieu de séparer. Les voyageurs de la Renaissance nous rappellent que toute découverte commence par une rencontre avec l’inconnu. La Journée de l’Enfant nous invite à retrouver cette capacité d’émerveillement sans laquelle aucune découverte n’est possible.

Pris isolément, ces événements racontent des histoires différentes. Ensemble, ils dessinent une même figure. Ils parlent du passage. Du lien. De la transmission. Du devenir. Ils parlent de cette conversation ininterrompue entre l’enfant que nous avons été, l’adulte que nous sommes et l’être que nous cherchons encore à devenir.

Peut-être est-ce précisément cela que la pensée de la Gestalt nous invite à percevoir : le sens n’apparaît pas dans les éléments pris séparément, mais dans la configuration qui émerge lorsqu’ils entrent en relation. Ce qui semblait dispersé révèle soudain une cohérence. Ce qui paraissait fortuit dessine une forme. Le regard découvre alors un motif qui était déjà là, mais qu’il n’avait pas encore appris à voir.

C’est précisément cette idée de passage qui me ramène aujourd’hui à John Welwood. Psychologue, thérapeute, penseur de la relation et pionnier de la psychologie contemplative, Welwood a consacré sa vie à bâtir des ponts entre la psychologie occidentale et les traditions spirituelles orientales. Influencé par Carl Rogers autant que par le bouddhisme tibétain, il a développé une vision profondément humaine de la transformation intérieure.

Pour Welwood, l’éveil n’est pas une fuite hors de la condition humaine, mais une manière plus profonde de l’habiter. L’une de ses intuitions les plus fécondes demeure le concept de bypass spirituel, cette tendance à utiliser la spiritualité pour contourner les blessures psychologiques non résolues. Là où certains cherchent à dépasser leur humanité, Welwood invite à la traverser. À accueillir les fragilités, les contradictions et les blessures non comme des obstacles, mais comme des passages.

Cette idée me touche particulièrement aujourd’hui. Dans une époque fascinée par la performance, l’optimisation et les promesses de l’intelligence artificielle, Welwood nous rappelle que la véritable transformation ne consiste pas à devenir quelqu’un d’autre. Elle consiste à devenir plus pleinement soi-même.

Peut-être est-ce là que son œuvre rencontre celle d’Edgar Morin qui nous a appris à penser la complexité. À relier ce qui semblait séparé. À comprendre que le sens naît moins de l’accumulation des savoirs ou des choses matérielles que de la qualité des liens que nous sommes capables de percevoir entre tout ce qui existe ici et maintenant. Il nous a appris à habiter l’incertitude plutôt qu’à la combattre. À accepter que toute connaissance demeure inachevée.

Cette réflexion résonne profondément avec les questions qui accompagnent aujourd’hui mon propre cheminement de recherche doctorale. En explorant les récits de voyage français du XVIᵉ siècle, je découvre des explorateurs qui avançaient vers l’inconnu avec des cartes incomplètes et des certitudes fragiles. Ils traversaient les océans, rencontraient d’autres peuples, observaient d’autres cultures et cherchaient des mots pour décrire ce qu’ils voyaient. Mais derrière les descriptions géographiques se cache une expérience plus profonde : celle de la rencontre avec l’altérité.

Ces récits de voyage ne parlent pas seulement de territoires. Ils parlent de regards. Ils racontent ce moment où une vision du monde rencontre ses limites et doit s’élargir.

Le voyageur croit découvrir l’Autre. En réalité, il découvre aussi une part inconnue de lui-même.

Plus j’avance dans cette recherche, plus je suis frappée par son actualité. Les navigateurs de la Renaissance partaient avec l’espoir de découvrir des terres inconnues. Nous avançons aujourd’hui dans des univers numériques, culturels et technologiques dont nous ne mesurons pas encore toutes les conséquences. Les navigateurs exploraient des continents. Nous explorons des territoires cognitifs, informationnels et relationnels nouveaux.

Le paradoxe est fascinant. Les textes que j’étudie, autrefois accessibles à quelques érudits seulement, sont désormais disponibles en quelques secondes grâce aux bibliothèques numériques. Les collections de Gallica permettent aujourd’hui à une chercheuse du XXIᵉ siècle de dialoguer avec des auteurs du XVIᵉ.

La technologie rapproche les siècles, mais elle ne remplace pas le regard. Elle ouvre les portes, mais elle ne franchit pas le seuil à notre place, car toute découverte authentique exige une transformation intérieure.

Après plus de trente années consacrées à l’éducation, à la francophonie, aux projets européens et à la médiation culturelle, je suis de plus en plus convaincue que les défis majeurs de notre époque sont profondément humains.

L’école nous apprend à analyser. L’université nous apprend à rechercher. Les technologies nous donnent accès à des connaissances presque infinies. Mais qui nous apprend à écouter ? Qui nous apprend à accueillir la différence ? Qui nous apprend à transformer la rencontre en dialogue et le dialogue en compréhension ? Peut-être est-ce précisément ce chemin que John Welwood nous propose dans son livre intitulé Le Voyage du cœur. Une invitation à habiter pleinement notre humanité et à reconnaître que la vulnérabilité n’est pas l’opposé de la force. Qu’elle en est parfois la source. Une invitation à comprendre que les blessures ne sont pas seulement ce qui nous limite, mais aussi ce qui peut nous ouvrir.

Et c’est peut-être également ce que symbolise le retour de Nadia Comăneci à Onești, sa ville natale. Nous retenons les records, les médailles, le premier 10 de l’histoire de la gymnastique, les sommets atteints. Mais derrière chaque accomplissement demeure une origine. Un lieu de départ – Onești, en Roumanie. Une mémoire francophone – Montréal, au Canada. Une enfance. Une histoire de vie qui peut également être lue comme une histoire de migration, d’adaptation et de reconstruction identitaire, au-delà de la légende sportive que le monde entier reconnaît.

Lorsque l’on évoque Nadia, on pense presque spontanément aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976, au premier 10 de l’histoire de la gymnastique et à cette performance qui a transformé à jamais son sport. Pourtant, il existe une autre traversée, moins spectaculaire mais peut-être plus exigeante : celle d’une femme qui quitte son pays natal et doit réinventer sa vie dans un nouvel univers culturel.

En novembre 1989, quelques semaines avant la chute du régime communiste en Roumanie, Nadia Comăneci choisit de quitter son pays. Son chemin vers la liberté fut difficile et risqué. Après avoir franchi clandestinement la frontière, elle rejoint les États-Unis, où commence un nouveau chapitre de son existence.

Pour de nombreux migrants, partir ne signifie pas seulement changer de lieu de vie ou de langue. C’est aussi se détacher d’un univers familier fait de souvenirs, d’habitudes, de relations et de repères. Sous cet angle, Nadia a vécu une expérience partagée par des millions d’hommes et de femmes qui ont dû reconstruire leur vie dans un autre pays.

En arrivant en Amérique, elle n’était plus seulement la gymnaste prodige admirée dans le monde entier. Elle devenait également une femme appelée à redéfinir son identité, sa place et son avenir. Elle a appris à évoluer dans une société différente, à construire de nouveaux liens et à transformer sa notoriété sportive en un engagement durable dans les domaines du sport, de l’éducation et de l’action humanitaire.

Son parcours illustre l’une des grandes leçons de l’expérience migratoire : les racines et les ailes ne s’opposent pas. Nadia est devenue citoyenne américaine, a fondé une famille avec Bart Conner et a développé une carrière internationale. Pourtant, le lien avec la Roumanie n’a jamais disparu. C’est sans doute ce qui confère une telle force symbolique à son récent retour à Onești.

Pour un migrant, le lieu natal n’est pas seulement un point sur une carte. C’est un territoire de mémoire. L’espace où sont nés les premiers rêves, les premières émotions, les premiers modèles de vie. Il demeure ce point d’origine qui continue d’habiter notre monde intérieur, quelle que soit la distance parcourue.

Ainsi envisagée, l’histoire de Nadia Comăneci dépasse largement la seule performance sportive. Elle devient une histoire de liberté, de résilience, d’adaptation et d’appartenance. Une histoire qui témoigne de la capacité humaine à traverser des frontières géographiques, culturelles et existentielles sans perdre le lien avec ce qui nous a construits.

Dans le contexte de ma réflexion autour du livre Le voyage du cœur, Nadia apparaît alors comme une autre figure du voyageur. Non pas le voyageur de la Renaissance qui traverse les océans à la découverte de terres inconnues, mais celui qui traverse son propre destin. Son retour à Onești, après plusieurs décennies passées loin de sa ville natale, rappelle que tout voyage, aussi long soit-il, conserve la mémoire de son commencement.

Peut-être est-ce là l’un des grands paradoxes de la condition humaine : nous partons pour découvrir le monde, mais il nous faut parfois revenir à nos origines pour comprendre plus profondément qui nous sommes devenus.

À l’approche de la Journée de l’Enfant, cette idée prend une résonance particulière. Comme le suggérait Lucian Blaga dans son dialogue des âges, l’enfant que nous avons été ne disparaît jamais complètement. Il continue de vivre en nous, d’interroger notre présent et d’éclairer notre avenir. Il demeure la source de notre capacité d’émerveillement, cette disposition intérieure sans laquelle aucune découverte, aucune création et aucune recherche authentique ne sont possibles.

En relisant aujourd’hui Le Voyage du cœur, j’ai eu le sentiment que tous ces fils dispersés commençaient à dessiner une même figure. La Pentecôte et son souffle qui relie. Edgar Morin et sa pensée de la complexité. Nadia Comăneci et la fidélité aux racines. Les voyageurs de la Renaissance et la rencontre avec l’altérité. L’enfant intérieur évoqué par Lucian Blaga. John Welwood et le chemin du cœur. Pris séparément, ces éléments racontent des histoires différentes. Ensemble, ils composent une métaphore vivante du devenir humain, mais le sens naît lorsque l’esprit humain parvient à tisser des liens entre des réalités qui, à première vue, semblaient étrangères les unes aux autres.

Peut-être qu’au fond, chaque livre important attend simplement le moment où nous serons prêts à en saisir un fil nouveau. Un fil qui vient rejoindre la trame secrète de notre propre histoire, enrichir notre regard et élargir notre horizon.

Si, un jour, vous croisez le livre Le voyage du cœur sur votre chemin, ne le lisez pas seulement avec vos yeux. Écoutez ce qu’il vient éveiller en vous, car la relecture de certains livres ne nous apporte pas de réponses. Elle nous invite à poursuivre le tissage inachevé de notre propre devenir.

Et peut-être est-ce là, déjà, le commencement d’un autre voyage. ❤️

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Self-fashioning renascentist și reinventarea profesorului-cercetător în era inteligenței artificiale

Lumea contemporană traversează o perioadă de mutații profunde care transformă radical raportul nostru cu identitatea profesională, cunoașterea și producția de noi cunoștințe. Dezvoltarea accelerată a tehnologiilor digitale, emergența inteligenței artificiale și circulația globală a discursurilor redefinesc astăzi postura profesorului-cercetător.

Prof. drd. Virginia Brăescu
Universitatea „Vasile Alecsandri” Bacău, România

Această reflecție își găsește astăzi o rezonanță aparte în modul în care profesorul-cercetător contemporan este determinat să își reconstruiască permanent postura intelectuală, pedagogică și digitală. Acesta nu mai poate fi conceput doar ca un simplu transmițător al unor cunoștințe stabile, ci devine mediator cultural, creator de sens și actor reflexiv al transformării educaționale.

În acest context, conceptul de self-fashioning, dezvoltat de Stephen Greenblatt în cadrul studiilor renascentiste, oferă o perspectivă deosebit de fertilă pentru a gândi reinventarea contemporană a identității profesionale. Renașterea marchează, într-adevăr, emergența unei noi conștiințe a subiectului capabil să se construiască prin limbaj, cultură, reprezentare și experiență. Identitatea nu mai apare ca o esență fixă, ci ca o construcție dinamică, modelată în interacțiunea cu lumea și cu celălalt.

Self-fashioning-ul renascentist: o estetică a construcției de sine

În cartea Renaissance Self-Fashioning, Stephen Greenblatt arată că omul Renașterii dezvoltă o conștiință acută a propriei reprezentări sociale și culturale. Subiectul renascentist își construiește identitatea prin discurs, coduri simbolice, practici culturale și punerea în scenă a propriei persoane. Self-fashioning-ul desemnează astfel un proces de modelare identitară în care individul devine, într-un anumit sens, autorul propriei posturi.

Această dinamică apare într-un context istoric marcat de marile descoperiri geografice, umanism, tulburări religioase și extinderea orizonturilor culturale. Confruntat cu o lume aflată în transformare, subiectul renascentist trebuie să învețe să negocieze raportul său cu alteritatea, puterea, cunoașterea și cu sine însuși.

Self-fashioning-ul nu reprezintă, așadar, un simplu exercițiu estetic sau narcisic. El constituie o strategie intelectuală și existențială de poziționare într-un univers instabil. Individul își construiește identitatea într-o mișcare permanentă de adaptare, mediere și reconfigurare simbolică.

Această perspectivă permite interogarea într-un mod deosebit de pertinent a condiției profesorului-cercetător contemporan.

Profesorul-cercetător contemporan: o identitate în mișcare

Astăzi, mutațiile tehnologice și culturale obligă profesorul-cercetător să își regândească profund rolul. Autoritatea tradițională întemeiată pe deținerea exclusivă a cunoașterii se estompează progresiv în favoarea unei posturi mai deschise, colaborative și reflexive.

Inteligența artificială transformă radical modalitățile de acces la informație, practicile de lectură, scriere și cercetare. Cunoștințele circulă acum în spații digitale multiple, hibride și adesea instabile. În acest context, profesorul nu se mai poate limita la transmiterea de conținuturi. El trebuie să învețe să însoțească, să orienteze, să interpreteze și să organizeze sensul.

Această evoluție implică o veritabilă reinventare a identității profesionale. Profesorul-cercetător devine simultan pedagog, mediator digital, creator de conținuturi, resurse, strategii, metode și noi instrumente de învățare, cercetător interdisciplinar și actor al medierii culturale.

Asemenea subiectului renascentist analizat de Greenblatt, el își construiește postura într-un proces continuu de self-fashioning profesional. Identitatea sa se modelează prin practici digitale, interacțiuni internaționale, vizibilitate academică, proiecte colaborative și capacitatea de a articula tradiția umanistă cu inovația tehnologică.


De la transmiterea cunoașterii la medierea sensului

Una dintre transformările majore ale învățământului contemporan constă în trecerea de la o logică a transmiterii la o logică a medierii. Profesorul nu mai este doar cel care deține cunoașterea, ci acela care ajută la construirea unei relații critice, etice și reflexive cu aceasta.

Într-un univers dominat de abundența informațională excesivă și de producțiile generate de inteligența artificială, competența esențială devine capacitatea de interpretare. Profesorul-cercetător trebuie să învețe să îi ghideze pe cei care învață în selecția, analiza și contextualizarea informațiilor.

Această nouă postură se apropie profund de spiritul umanist al Renașterii. Asemenea umanistului renascentist, cercetătorul contemporan trebuie să dezvolte o gândire transversală, deschisă către mai multe discipline și atentă la interacțiunile dintre cultură, limbaj, tehnică și societate.

Self-fashioning-ul contemporan nu se mai întemeiază doar pe stăpânirea discursului savant, ci și pe capacitatea de a construi punți între diferite spații ale cunoașterii.

Inteligența artificială și reinventarea hermeneutică

Inteligența artificială constituie astăzi unul dintre principalii factori de reconfigurare a identității profesionale a profesorilor și cercetătorilor. Ea modifică nu doar instrumentele de lucru, ci și reprezentările cunoașterii, ale creativității și ale autorității intelectuale.

Totuși, departe de a anunța dispariția profesorului, această mutație tehnologică pune și mai mult în valoare dimensiunea profund umană a educației. Inteligența artificială poate produce texte, sintetiza date sau automatiza anumite sarcini cognitive, însă nu poate înlocui nici conștiința critică, nici sensibilitatea interpretativă, nici intuiția hermeneutică.

În acest context, rolul profesorului-cercetător evoluează către o funcție complexă de mediere între inteligența umană și inteligența artificială. El devine organizator al sensului, filtru critic și garant al profunzimii culturale într-un univers marcat de accelerarea și fragmentarea discursurilor.

Această situație impune o nouă formă de reflexivitate profesională. Profesorul-cercetător trebuie să își reevalueze permanent practicile, instrumentele, postura și relația cu cunoașterea. Identitatea sa profesională devine astfel un proces deschis, evolutiv și dinamic.

Reinventarea de sine ca etică profesională

Reinventarea contemporană a profesorului-cercetător nu ține doar de o adaptare tehnică la noile tehnologii. Ea constituie și un demers etic și existențial.

A te reinventa înseamnă a accepta incertitudinea, a învăța continuu și a traversa transformările culturale fără a pierde fundamentele umaniste ale educației. Aceasta presupune, de asemenea, o capacitate de reflecție asupra propriei persoane, asupra practicilor și asupra modului de a integra lumea academică contemporană.

În această perspectivă, self-fashioning-ul poate fi înțeles ca o pedagogie a devenirii. Identitatea profesională nu este niciodată definitiv încheiată; ea se construiește prin experiență, cercetare, dialog și deschidere către alteritate.

Profesorul-cercetător devine astfel un mediator între memorie și inovație, între patrimoniul cultural și noile forme de inteligență digitală. Rolul său constă nu doar în transmiterea cunoștințelor, ci și în menținerea vie a capacității umane de a gândi, a interpreta și a crea sens.

În loc de concluzie

Conceptul de self-fashioning, elaborat de Stephen Greenblatt în contextul Renașterii, oferă astăzi o grilă de lectură deosebit de pertinentă pentru înțelegerea reinventării contemporane a profesorului-cercetător.

Asemenea subiectului renascentist confruntat cu o lume aflată într-o profundă transformare, profesorul contemporan este provocat să învețe să își construiască identitatea într-un mediu marcat de incertitudine, mobilitatea cunoașterii și transformările tehnologice.

Inteligența artificială nu pune sub semnul întrebării necesitatea profesorului-cercetător; dimpotrivă, îi redefinește misiunea. Aceasta nu mai constă doar în transmiterea unor conținuturi, ci în capacitatea de a crea sens, de a dezvolta spiritul critic și de a însoți elevii și studenții în înțelegerea lumii contemporane.

Astfel, adevărata miză a educației actuale nu rezidă în opoziția dintre tradiție și inovație, ci în capacitatea de a articula umanismul și inteligența artificială într-o nouă formă de mediere culturală și hermeneutică.

Self-fashioning-ul contemporan devine o dinamică permanentă de reinventare intelectuală, pedagogică și umană.

#self-fashioning #Renașterea #StephenGreenblatt #ReinventareadeSine #ProfesorulCercetător

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La lecture, un projet de société

Depuis 2001, la Capitale mondiale du livre (World Book Capital) met en lumière, sous l’égide de l’UNESCO, des villes qui font de la lecture bien plus qu’une pratique culturelle : un véritable levier de connaissance, de dialogue interculturel et de développement durable. Ce titre prestigieux récompense une vision à long terme, fondée sur des politiques publiques et des initiatives capables de transformer le livre en acteur central de la vie sociale.

Pour 2026, cette reconnaissance internationale revient à Rabat (Royaume du Maroc). Ce choix souligne la cohérence, la richesse et la portée internationale des projets portés par la ville : programmes éducatifs, actions en faveur de l’inclusion par la lecture, valorisation du patrimoine écrit et ouverture vers les cultures du monde. Rabat incarne ainsi une capitale où le livre circule, relie et inspire.

Au cœur de cette distinction se trouve un principe fondamental : la coopération entre les trois piliers de l’industrie du livrel’édition, les bibliothèques et les librairies. Ensemble, ils forment un écosystème vivant et équilibré, garantissant que le livre soit créé, diffusé et accessible à tous, quels que soient l’âge, l’origine sociale ou le parcours éducatif.

À travers le choix de Rabat, la Capitale mondiale du livre 2026 rappelle que la lecture n’est pas un luxe, mais une force de transformation collective. Elle nourrit l’esprit critique, renforce la citoyenneté et construit des ponts durables entre les cultures. Plus qu’un titre honorifique, cette distinction est une invitation à repenser le rôle du livre dans nos sociétés contemporaines.


#UNESCO #WorldBookCapital #CapitaleMondialeDuLivre
#Rabat2026 #RabatWorldBookCapital #LeMediateurDuLivre #MediatorulCartii
#DialogueInterculturel #CultureSansFrontieres #CitoyenneteCulturelle #Francophonie

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Le Médiateur du Livre

Chers élèves,

Dans le cadre du projet Le Médiateur du Livre, vous êtes invités à devenir acteurs, créateurs et médiateurs de la lecture, en donnant vie à votre livre préféré grâce aux outils numériques modernes tels que Gamma, NotebookLM, Canva, Book Creator, Genially ou tout autre instrument digital que vous maîtrisez.

L’objectif principal est de vous aider à devenir de véritables médiateurs de la lecture, capables de transmettre aux autres la beauté, les idées et les messages d’un livre qui compte pour vous.

📚 Présentation numérique interactive de votre livre préféré

Ce que vous devez faire :
✅ Choisissez un livre qui vous a inspirés, émus ou qui vous a appris quelque chose de nouveau.
✅ Réalisez une présentation numérique (Gamma / NotebookLM / Canva / Book Creator, Genially ou une autre application que vous aimez et vous maîtrisez) comprenant :
📌 le titre et l’auteur du livre,
📌 un court résumé personnel,
📌 une description des personnages principaux,
📌 les raisons pour lesquelles vous avez choisi ce livre,
📌 votre citation préférée,
📌 des éléments visuels : images, animations, audio ou vidéo (facultatif mais recommandé).
✅ La présentation doit être créative, originale et bien structurée.
✅Postez le fichier PDF et le lien de votre présentation ici, sur Padlet.

✨ Impact attendu sur vous, les élèves

Grâce à ce projet, vous allez :

  • Développer votre goût pour la lecture, en choisissant un livre qui vous touche vraiment.
  • Stimuler votre créativité en transformant une lecture en présentation numérique interactive (texte, image, son, vidéo…).
  • Renforcer vos compétences numériques, en utilisant des outils modernes (Gamma, NotebookLM, Canva, Book Creator, Genially, etc.).
  • Améliorer votre expression écrite et orale, en apprenant à résumer, organiser et présenter un contenu de manière claire et personnelle.
  • Exercer votre pensée critique, en expliquant pourquoi ce livre est important pour vous et ce qu’il peut apporter aux autres.
  • Jouer un rôle de médiateur culturel, en donnant envie à vos camarades de lire à leur tour.

Made with Padlet

#LeMédiateurduLivre #MédiationdelaLecture #Réflexivité #Mediatorulcărții #Medierealecturii #Coaching #PracticaReflexivă

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Lansare de carte: Personalități oneștene

📍 Lansare de carte – „Personalități oneștene” de Cornel Simion Galben
🏣 Biblioteca Municipală „Radu Rosetti” Onești
🗓️ Sâmbătă, 12 aprilie 2025

🪶 „Limitele lumii mele sunt limitele limbajului meu.”
— Ludwig Wittgenstein

🔖 Cuvântul care unește: despre oameni, identitate și spiritul locului
În calitate de mediator cultural, cred cu tărie că fiecare carte este o punte între generații, iar fiecare lansare – o oportunitate de a reconstrui legătura vie dintre trecut, prezent și viitor.

Ceva vechi
La Biblioteca Municipală „Radu Rosetti”, în inima Oneștiului, am asistat la reactivarea unui „spiritus loci” autentic. Volumul „Personalități oneștene” de Cornel Simion Galben, lansat într-un cadru intim și luminos, a readus în atenție valori, oameni și fapte care definesc identitatea noastră locală.

📖 Ceva nou
Apărut la Editura Amurg sentimental, acest volum este o lucrare-document și o hartă vie a memoriei comunitare – un gest de reverență față de cei care, prin tăcerea sau cuvântul lor, au modelat spiritul orașului nostru, Onești.

👥 Panelul
Evenimentul a fost moderat cu rafinament, diplomație și empatie de prof. dr. Emilia Boghiu, fosta mea profesoară din liceu, actuala președintă a Fundației Naționale George Călinescu (Fundația Națională „G. Călinescu”), o gazdă generoasă și o voce caldă, sensibilă și echilibrată în dialog.

Autorul cărții lansate astăzi la Onești, scriitorul și jurnalistul Cornel Simion Galben, a împărtășit gânduri pline de emoție și recunoștință față de oamenii despre care scrie – oameni reali, discreți, dar esențiali în conturarea identității unei comunități.

Prof. dr. Gabriela Gîrmacea, autoare și fosta mea colegă la Colegiul Național „Grigore Moisil” Onești, a adus în prim-plan importanța recuperării memoriei locale dintr-o perspectivă educațională și culturală, subliniind cât de mult avem nevoie de modele autentice și repere vii. Cu emoție și recunoștință, și-a amintit de mentorii săi – în mod special de domnul profesor Mihai Ciubotaru, fost director al Bibliotecii Municipale „Radu Rosetti”, cel care a visat, a inițiat și a făcut posibilă nașterea actualului spațiu cultural al bibliotecii. Grație viziunii sale, Oneștiul are astăzi un hub cultural modern, digitalizat, un loc viu care unește oamenii într-un dialog real și profund între generații.

Prof. Gabriel Fornica-Livada, coleg de breaslă, profesor de limba franceză iubit și apreciat de elevi, autor de manuale școlare și traducător al unor mari autori și lucrări majore, a adus în discuție un contrast subtil, dar necesar, între ceea ce înseamnă cultura născută în provincie, din profunzime și spirit, și literatura promovată excesiv în marile centre urbane, adesea tradusă și vândută cu succes la nivel global, dar golită, din păcate, de substanță.

Împreună, cei patru invitați din panel, au conturat un dialog autentic, cald și vibrant despre vocația de a păstra, a transmite și a onora spiritul și memoria locului – nu doar prin istorie, ci prin gestul viu al cuvântului rostit și scris. Dialogul a fost o pledoarie pentru lectura de calitate, pentru reîntoarcerea la esență și la actul cultural autentic, creat și trăit cu responsabilitate.

Atât invitații speciali din panel, cât și ceilalți invitați prezenți în sală, au vorbit despre scriitorii rămași fideli locului, despre memoria vie a celor care creează în tăcere, dar și despre diferența esențială dintre cititorii profunzi – cei care citesc pentru a înțelege lumea și pe sine – și consumatorii de carte și social media, adesea grăbiți, conectați, dar dezrădăcinați.

🖋️ Jurnalul meu reflexiv
Am retrăit emoția întâlnirii cu sensul profund al culturii: a uni oameni prin povești care contează. Biblioteca a devenit din nou un sanctuar viu al memoriei locale și o punte subtilă între generații.

Iar misiunea mea, 📚 Virginia Braescu – Mediatorul cărții, este de a facilita accesul la sens prin privirea atentă și discretă a observatorului cultural, prin ascultare activă, prin cuvinte care aduc claritate și prin întrebări care nasc reflecție, pentru că rolul mediatorului cultural este acela de a crea un spațiu de întâlnire între autor, operă și cititor – acolo unde cartea devine mai mult decât un obiect mediator: devine prezență, dialog, apartenență.

📬 Apel la acțiune
📖 Citește, păstrează și împărtășește această carte!
💬 Fii tu însuți o punte între generații!
📝 Propune povești care merită păstrate!

pentru că acolo unde cuvântul luminează, lumea se deschide.

📸 Vă invit să (re)vedem și să (re)trăim împreună acește clipe printr-o selecție de imagini, care păstrează atmosfera caldă și prietenoasă a evenimentului de lansare de carte de astăzi — un elogiu adus memoriei locului, identității locale și puterii cuvântului în acțiune, de a ne uni în spirit și simțire, grație acestui minunat și uimitor sentiment de A FI „aici și acum” ÎMPREUNĂ, pe care-l numim „ACASĂ” la ONEȘTI.

📲 Află mai multe pe: www.fundatiacalinescu.ro

📍 Lancement de livre – « Personnalités de la ville d’Onești » de Cornel Simion Galben, écrivain et journaliste
🏣 Bibliothèque Municipale « Radu Rosetti » – Onești
🗓️ Samedi 12 avril 2025

🪶 « Les limites de mon langage sont les limites de mon monde. »
— Ludwig Wittgenstein

🔖 La parole qui unit les gens, l’identité et l’esprit du lieu
En tant que médiatrice culturelle, je crois profondément que chaque livre est un pont entre les générations, et que chaque lancement est une opportunité de recréer un lien vivant entre le passé, le présent et le futur.

Quelque chose d’ancien
À la Bibliothèque « Radu Rosetti », au cœur de la ville d’Onești, nous avons assisté à la réactivation d’un véritable „spiritus loci”. Le volume « Personnalités de la ville d’Onești » de Cornel Simion Galben, lancé dans un cadre intime et lumineux, a remis en lumière les valeurs, les figures et les actions qui définissent notre identité locale.

📖 Quelque chose de nouveau
Publié aux éditions Amurg Sentimental, ce volume est un véritable ouvrage-document, une carte vivante de la mémoire communautaire – un geste de révérence envers ceux qui, par leur silence ou leur parole, ont façonné l’esprit de notre ville.

👥 Le panel
L’événement a été modéré avec raffinement, diplomatie et empathie par mon ancienne professeure au lycée, Dr. Emilia Boghiu, hôtesse généreuse et voix équilibrée du dialogue, la nouvelle présidente de la Fondation Nationale „George Călinescu” (Fundația Națională „G. Călinescu”).

L’auteur du livre, l’écrivain et le journaliste Cornel Simion Galben, a partagé avec émotion et gratitude ses pensées à propos des personnes réelles, discrètes mais essentielles, qui ont marqué l’identité de notre communauté, Onești.

La professeure Dr. Gabriela Gîrmacea, autrice et mon ancienne collègue au Collège National „Grigore Moisil” Onești (Colegiul Național „Grigore Moisil” Onești) a mis en lumière l’importance de la mémoire locale du point de vue éducatif et culturel, en soulignant combien nous avons besoin de modèles authentiques et de repères vivants. Avec émotion, elle a évoqué ses mentors – notamment le professeur Mihai Ciubotaru, ancien directeur de la Bibliothèque Municipale « Radu Rosetti », celui qui a rêvé, initié et concrétisé la vision d’un véritable espace culturel. Grâce à son initiative, Onești bénéficie aujourd’hui d’un hub culturel moderne, numérisé, un lieu vivant qui réunit les générations dans un dialogue réel et profond.

Le professeur Gabriel Fornica-Livada, mon ancien collègue de français, professeur et mentor apprécié par ses élèves, auteur de manuels scolaires et traducteur reconnu pour la traduction, du français en roumain, d’auteurs et d’ouvrages majeurs, a apporté un contraste subtil, mais nécessaire, entre une culture enracinée dans la province, née de la profondeur et de l’esprit, et une littérature promue à outrance dans les grands centres urbains, souvent traduite et vendue avec succès dans le monde entier, mais parfois vidée de substance.

Les quatre intervenants du panel ont offert un dialogue authentique, chaleureux et vibrant sur la vocation de préserver, transmettre et honorer l’esprit et la mémoire du lieu – non seulement par l’histoire, mais aussi par le geste vivant de la parole écrite et prononcée. Ce fut un plaidoyer pour une lecture de qualité, un retour à l’essentiel et à un acte culturel sincère, vécu avec responsabilité.

Les invités du panel, tout comme les autres participants et intervenants présents dans la salle, ont évoqué les personnalités locales et les écrivains restés fidèles à leur lieu d’origine, la mémoire vivante de ceux qui créent dans le silence, ainsi que la différence essentielle entre les lecteurs profonds – ceux qui lisent pour mieux comprendre le monde et eux-mêmes – et les consommateurs de livres et de réseaux sociaux, souvent pressés, connectés, mais déracinés.

🖋️ Mon journal réflexif
J’ai revécu l’émotion de la rencontre avec le sens profond de la culture : rassembler les gens autour d’histoires qui comptent. La bibliothèque est redevenue un sanctuaire vivant de la mémoire locale et un pont subtil entre les générations.

Et ma mission, 📚 Virginia Braescu – Médiatrice du livre, est de faciliter l’accès au sens par un regard attentif et discret d’observatrice culturelle, par une écoute active, l’usage des mots qui clarifient et des questions qui suscitent la réflexion, parce que le rôle du médiateur culturel est de créer un espace de rencontre entre l’auteur, l’œuvre et le lecteur – là où le livre devient plus qu’un objet médiateur : il devient présence, dialogue, appartenance.

📬 Appel à l’action
📖 Lis, garde et partage ce livre !
💬 Sois toi-même un pont entre les générations !
📝 Propose des histoires qui méritent d’être conservées !

Parce que là où la parole éclaire, le monde s’ouvre.

📸 Je vous invite à (re)voir et à (re)vivre ensemble ces instants à travers une sélection d’images qui capturent l’atmosphère chaleureuse et conviviale de cette journée de lancement – un hommage à la mémoire du lieu, à l’identité locale et à la puissance du mot en action, capable de nous réunir par l’esprit et la sensibilité, grâce à ce merveilleux et étonnant sentiment d’ÊTRE ici et maintenant ENSEMBLE, que nous appelons « CHEZ NOUS ».

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Publicat în AHA Moments, Cartea care te Inspiră, Coaching, Design Your Self, L'Identité professionnelle, La réinvention de soi, Le livre qui m'inspire, Smile Vision Academy, TU REINVENTAT

Le Choix d’Être

📖 Le Choix d’Être 📖

„Les personnes intelligentes ont de bonnes réponses. Les personnes sages ont de bonnes questions.”
— Andy Szekely, AHA – 52 phrases puissantes qui changent la perspective

Aujourd’hui, je prends un instant pour m’arrêter et observer. Tout change.
Florence porte encore les marques des eaux déchaînées, et le monde entier semble être dans un état de reconfiguration permanente. Mais n’a-t-il pas toujours été ainsi ? Ne vivons-nous pas chaque jour comme un pont entre le passé et l’avenir, entre ce qui a été et ce que nous sommes appelés à devenir ?

💡 Au cœur du changement, les gens cherchent des réponses, mais ce sont les bonnes questions qui nous ouvrent réellement la voie.

🌿 Jusqu’où puis-je me permettre de m’abandonner au flux de la vie, sans craindre l’inconnu ?
🌊 Que puis-je apprendre du chaos apparent, si ce dernier me guide en réalité vers quelque chose de plus grand ?
🌞 Comment puis-je transformer chaque défi en opportunité de croissance, afin de ne plus me sentir victime des circonstances, mais co-créatrice de mon propre destin ?

Florence renaît. Elle le fera, comme elle l’a toujours fait, avec une beauté plus profonde, plus chargée de sens. Il en est de même pour nous. La vie nous met à l’épreuve à travers ses tempêtes, mais nous avons toujours le pouvoir de reconstruire.

Que signifient aujourd’hui les 3P des mécanismes de défense et de résistance au changement ?

🔹 La Procrastination – Et si elle n’était pas toujours notre ennemie, mais plutôt un signal ? Un besoin d’attente, un espace de réflexion avant l’action. Et si nous nous offrions du temps sans culpabilité, en transformant chaque report en un moment sacré d’introspection ?

🔹 Le Perfectionnisme – Il peut nous immobiliser, mais il peut aussi nous guider vers l’excellence. Et si, au lieu de nous enfermer dans des exigences impossibles, nous apprenions à ajuster nos standards avec bienveillance ?
Comment pourrions-nous accueillir l’imperfection comme une composante naturelle du processus de transformation ?

🔹 La Perversion de la réalité – Parfois, ce que nous considérons comme une distorsion ou un détournement est en fait une invitation à changer notre regard.
Et si ce que nous percevions comme un échec contenait, en réalité, la clé d’une réussite insoupçonnée ?
Et si nos fragilités étaient en fait des forces en devenir ? Changer de perspective, c’est se donner le pouvoir de se réinventer.

Aujourd’hui, j’ai choisi d’être inspirée par Andy Szekely et son livre AHA – 52 phrases puissantes qui changent la perspective.

🌍 La vie n’est pas une quête de perfection, mais une danse fluide avec le flux des choses. Elle nous invite à naviguer à travers les vagues du changement, non pas en luttant contre elles, mais en les transformant en un courant porteur.

📌 Une question essentielle à méditer aujourd’hui :

👉 Si tu savais que rien n’est un hasard et que tout s’aligne pour révéler la meilleure version de toi-même, quelle décision prendrais-tu immédiatement ?

🎯 Agis !
Regarde ce que tu vis avec un regard neuf. Transforme chaque faux pas en un enseignement précieux. Accueille le changement, inspire les autres, et tu verras ton propre chemin s’éclairer.

💛 Avec gratitude et inspiration,
Virginia Brăescu – Smile Vision Academy

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Publicat în AHA Moments, Cartea care te Inspiră, Coaching, Jurnalul Devenirii, Reinventarea de Sine, TU REINVENTAT

Alegerea de A FI

📖 Alegerea de A Fi 📖

„Oamenii inteligenți au răspunsuri bune. Oamenii înțelepți au întrebări bune.” — Andy Szekely, AHA – 52 de fraze-forță care schimbă perspectiva

Astăzi mă opresc un moment și privesc în jur. Totul se schimbă. Florența își poartă urmele apelor revărsate, iar lumea întreagă pare să fie într-o permanentă reconfigurare. Dar oare nu a fost mereu așa? Nu trăim fiecare zi ca pe o punte între trecut și viitor, între ceea ce a fost și ceea ce urmează să devenim?

💡 În mijlocul schimbării, oamenii caută răspunsuri, dar întrebările bune sunt cele care ne deschid cu adevărat calea.

🌿 Cât de mult îmi permit să mă abandonez curgerii vieții fără teama de necunoscut?

🌊 Ce pot învăța din ceea ce pare un haos, dar care în esență mă conduce spre ceva mai mare?

🌞 Cum pot transforma fiecare provocare într-o oportunitate de creștere, astfel încât să nu mă mai simt victima circumstanțelor, ci co-creatorul destinului meu?

Florența renaște. O va face, așa cum a făcut-o de fiecare dată, cu o frumusețe mai profundă, mai plină de sens. Așa suntem și noi. Viața ne testează prin furtuni, dar întotdeauna avem posibilitatea de a reconstrui.

_Ce înseamnă astăzi cei 3P ai mecanismelor de apărare și rezistență la schimbare_ ?

🔹 Procrastinarea – Poate că nu este întotdeauna dușmanul nostru. Poate fi doar un semnal că sufletul nostru are nevoie de un alt ritm, de mai multă claritate înainte de a acționa. Ce ar fi dacă ne-am acorda timp fără vinovăție și am transforma fiecare amânare într-un spațiu sacru al reflecției?

🔹 Perfecționismul – Ne poate ține blocați, dar ne poate și ghida spre excelență. Ce-ar fi dacă am învăța să calibrăm standardele fără a cădea în capcana imposibilului? Cum ar fi să îmbrățișăm imperfecțiunea ca parte firească a procesului nostru de creștere?

🔹 Pervertirea – Uneori, ceea ce numim „deformare” sau „deturnare” a realității este, de fapt, o oportunitate de a schimba perspectiva. Dacă am privi cu alți ochi ceea ce părea cândva un eșec? Dacă ceea ce am considerat o slăbiciune ar putea deveni punctul nostru forte? Schimbarea perspectivei ne dă puterea de a ne reinventa.

Astăzi, aleg să mă las inspirată de Andy Szekely și cartea sa AHA – 52 de fraze-forță care schimbă perspectiva.

🌍 Viața nu este despre perfecțiune, ci despre curgere frumoasă în stare de flux. Despre cum învățăm să înotăm prin valurile schimbării, fără a ne lăsa înecați de teamă, ci folosindu-le ca pe un impuls spre înainte.

📌 Iată o întrebare bună de reflecție pentru azi:

👉 Dacă ai ști că nimic nu este întâmplător și că totul se aliniază pentru cea mai înaltă versiune a ta, ce decizie ai lua chiar acum?

🎯 Acționează!

Privește cu alți ochi ceea ce trăiești. Transformă fiecare aparent eșec într-un ghidaj prețios. Îmbrățișează schimbarea, inspiră-i și pe ceilalți și, astfel, vei vedea cum traseul tău începe să se lumineze de la sine.

💛 Cu recunoștință și inspirație,

Virginia Brăescu – Smile Vision Academy

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Publicat în Cartea care te Inspiră, Ecriture créative, Educație intergenerațională, Identitatea profesională, Mediatorul cărții, Medierea în școală, Medierea lecturii, Poésies, Profesori pentru clase inovative

Le vers rendu au destin

Rencontre de l’autrice Doina Ionescu avec ses lecteurs

Aujourd’hui, le 22 octobre 2024, la Bibliothèque Municipale « Radu Rosetti » d’Onești a accueilli un événement littéraire unique en son genre, dédié à l’autrice Doina Ionescu, marquant un an depuis la publication de son premier ouvrage intitulé „Le vers rendu au destin”.

L’événement a été ouvert par M. Ionuț Tenie, directeur de la bibliothèque, suivi des interventions de Diana Manea, bibliothécaire, et de Mme Irina Livia Enache, directrice du Collège National „Grigore Moisil” d’Onești, qui ont exprimé la joie de la communauté de rencontrer les écrivains locaux et ont souligné la valeur littéraire apportée par l’autrice Doina Ionescu.

Lors de cette rencontre avec ses lecteurs, l’autrice, ancien professeur de mathématiques au Collège National „Grigore Moisil” d’Onești et diplômée de la Faculté de Mathématiques de l’Université de Bucarest, a mis en lumière son parcours impressionnant, passant de la rigueur des sciences exactes à l’univers sensible de la poésie. Cette transition, de la rigueur des mathématiques à la liberté créative de la poésie, reflète une évolution personnelle profonde. À travers ses poésies, Doina Ionescu explore les contradictions, les émotions et l’essence humaine avec une sensibilité et une innovation frappantes, démontrant comment la poésie peut devenir un refuge spirituel et un espace de régénération, tout comme un calcul mathématique parfaitement équilibré. Dans ses poèmes, tels que „Contradictions” et „Je fais place à la joie”, elle parvient à marier harmonieusement la complexité de la pensée logique avec une sensibilité poétique authentique, intégrant l’idée de dualité et les tensions contrastantes de l’inquiétude intérieure, oscillant entre la décision et l’indécision, entre l’affirmation et la négation, dans sa quête des grandes réponses existentielles.

Prof. Virginia Brăescu, invitée spéciale à cet événement, accompagnée des élèves de la classe 12e F – Philologie, a également réuni d’autres enseignants et élèves du Collège National „Grigore Moisil” d’Onești, les classes 11e F et 11e D (sous la direction des enseignantes Mariana Bereczki, Gabriela-Elena Anghel et Gabriela Terchescu), afin de faciliter la compréhension des textes et de promouvoir un dialogue intergénérationnel à travers la poésie. Sous la coordination des professeurs Virginia-Brăescu et Mariana Bereczki, les élèves ont traduit en français et en anglais leurs poèmes préférés du recueil de l’autrice Doina Ionescu et les ont récités avec enthousiasme lors de l’événement d’aujourd’hui, partageant ainsi ces textes avec les participants seniors de la communauté locale. Une élève du Collège National „Dimitrie Cantemir” d’Onești a également rejoint les élèves du Collège National „Grigore Moisil” d’Onești pour lire une création personnelle.

Avant cet événement, l’autrice Doina Ionescu avait été invitée à une rencontre spéciale avec les élèves du Collège National „Grigore Moisil” d’Onești au sein de leur école. Cette rencontre a permis aux élèves de discuter directement avec l’autrice, de lire ses vers et d’explorer le processus créatif, renforçant ainsi les liens intergénérationnels à travers la poésie.

L’autrice Doina Ionescu a partagé publiquement sa joie de voir ses poèmes prendre la vie ou la vague du bon côté à travers les yeux et les voix de la jeune génération. La rencontre s’est terminée par la remise de livres en guise de récompense pour les élèves, une photo de groupe et une séance de dédicaces.

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Jurnalul reflexiv sau despre trăirea magică a spațiului și timpului prin gânduri puse în rânduri…

„Putem da sens la ceea ce ne înconjoară doar dacă avem o memorie și un vis.” (Boris Cyrulnik)

Timpul și Spațiul există pentru toți oamenii, dar nu sunt pentru toți la fel. „Altfelitatea există, dar nu este conștientizată și nici evidentă pentru toți oamenii. Ce anume face diferența? De ce unii oameni pot să vadă lucruri noi și să înțeleagă altfel lumea interioară și pe cea exterioară, iar alții nu reușesc? Dacă ne-am rătăcit în timp și spațiu, ce putem face ca să ne regăsim centrul, să ne întoarcem „acasă”?

„Le Monde” a intervievat aproximativ 40 de antreprenori și gânditori din întreaga lume cu privire la parcursul lor profesional, la viziunea lor asupra viitorului și la lecțiile care pot fi învățate de la ei pentru a-i ajuta pe tineri să își găsească drumul în viață. Boris Cyrulnik, neuropsihiatru, psihanalist, etolog și autor francez, cunoscut mai ales pentru dezvoltarea conceptului de reziliență, preluat din teoria atașamentului, consideră că puterea de a visa este cea care-i poate ajuta pe tineri să se trezească la realitate pentru a da un sens experiențelor trăite în prezent și a-și găsi calea de urmat către descoperirea talentelor, pasiunilor și vocației profesionale. Altfel spus, dragi tineri, părinți și profesori, îndrăznim să visăm dacă vrem să ne construim un VIITOR mai bun!

Minunat paradox și o invitație la lectură totodată! Vă invit așadar, dragi tineri, părinți și profesori, să citiți cartea VIDEOCLIPE scrisă de autoarea Carmen Bulzan, prof. univ. dr. în sociologie, care pe mine m-a inspirat pentru  a (re)învia în clipe AICI și ACUM, într-o îmbrățișare  SPAȚIU-TIMP cu stări de IUBIRE, de BINE, de FERICIRE, de GRAȚIE, de SUBLIM. Lăsați-vă purtați de mărturisirile sale de credință care, asemenea unor RAZE de LUMINĂ, căzând diferit pe context, reușesc să-l de-contextualizeze și să vă vindece trupul și sufletul de efectele timpului și limitările spațiale, grație liniștirii minții, respirației și bătăilor inimii, regăsind starea de ECHILIBRU și sentimentul  de ACASĂ oriunde vă aflați!

„(V)Ideoclipele cuprinse în această carte sunt mărturii ale credinîei mele în mine însămi și în oameni, căci dincolo de aparențe și de lucruri ce par fără legătură se țes relații, conexiuni dătătoare de sensuri ce ne pot orienta în viață. Important este de a avea curajul și puterea de înțelegere spre a îndrepta un drum cât mai este timp. Și niciodată nu va fi prea târziu! Retrăind aceste clipe aș vrea să mărturisesc cum am simțit Lumina în care se vede și nevăzutul. Paradoxal, dar cu cât distanța este mai mare, cu atât se vede ceva mai limpede și mai captivant. Eu însămi – captivă Clipei, am simțit plăcerea de a ieși din ea, retrăind-o ca pe o minune și dăruind-o totodată celor ce vor citi în filele acestor Clipe.” (Prof. univ. dr. Carmen Bulzan, Videoclipe, 2009, Editura PRIER, Drobeta Turnu Severin)

Liniştirea gândurilor și bătăilor inimii se sprijină pe “ne-liniştea” lor pentru cǎ din inimǎ pulseazǎ viaţa, iar agitația minții şi ritmul nostru în viaţǎ sunt în strânsǎ legǎturǎ cu ritmul spontan al bǎtǎilor inimii. Documentându-mǎ despre anatomia inimii, am înţeles cǎ aceste contracţii sau vibraţii spontane ale inimii sunt coordonate de o formaţiune numitǎ nodulul sinoatrial (peacemaker-ul) care prezintǎ, atât caracteristici ale ţesutului muscular, cât şi ale celui nervos, ceea ce determinǎ reacţia rapidǎ a corpului nostru la stimulii din mediul înconjurǎtor. Corecta punere în relaţie a celor douǎ tensiuni este asiguratǎ de “pacemaker”, ceea ce înseamnǎ cǎ atât starea de alertǎ şi acţiune cât şi cea de relaxare şi linişte interioarǎ au în comun comanda sau ordinul pe care-l dǎ peacemakerul cu rolul de a supraveghea ritmul cardiac spontan. Liniştea minții şi bucuria din inimă le avem împreunǎ când între starea noastrǎ interioarǎ şi cea exterioarǎ existǎ armonie, pentru cǎ ceea ce ne dorim pentru binele nostru dorim şi persoanelor dragi de lângǎ noi. Când putem să-i iubim pe ceilalți aşa cum ne iubim pe noi înşine, cu același respect și o atenție egalǎ, dorindu-le sǎ fie fericiți cum suntem şi noi fericiţi, atunci se elibereazǎ energia pozitivă și creativă care circulǎ în relaţie și care ne ajută să descoperim rapid și intuitiv care ne sunt nevoile şi dorinţele, pentru a ne sprijini reciproc în comunicare şi construirea armoniei relaţionale.

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Autor articol: Virginia Brăescu